Londres regrette le retrait de la Gambie du Commonwealth

Le Royaume Uni a réagi à la décision de la Gambie de se retirer du Commonwealth en qualifiant l’acte de Banjul comme un « événement regrettable ».

« La décision de rester ou de se retirer du Commonwealth appartient aux pays-membres. Nous regrettons beaucoup qu’une décision de la Gambie ou d’un autre pays membre de quitter le Commonwealth », lit-on dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères britannique.

La Grande Bretagne, pays colonisateur de la Gambie a exprimé le souhait de voir les autorités gambiennes revenir sur leur décision de se retirer du Commonwealth, une organisation regroupant principalement des pays ayant en commun la langue anglaise et qui a été à l’origine de plusieurs projets notamment dans ce pays d’Afrique occidentale.

En dépit du fait le Royaume uni a revu à la baisse ses relations diplomatiques avec la Gambie et annulé l’aide bilatérale en faveur de Banjul depuis 2011, il continue tout de même à débourser 8 million de pound au profit des ONG qui s’activent pour le développement du pays ouest africain.

Selon Bakary Dabo, un ancien vice-président de la Gambie actuellement établi au Royaume uni, le retrait de Banjul du Commonwealth risque de s’avérer contreproductif pour le pays.

« Les Gambiens sont contents que leur pays fasse partie du Commonwealth », a-t-il laissé entendre dans une émission télévisée, ajoutant que « les autorités gambiennes sont actuellement engagées dans une guerre avec comme ennemies les pays occidentaux ».

Le gouvernement gambien a relevé mercredi que: « La Gambie ne comptait plus faire partie d’une institution néo-coloniale, encore moins devenir membre d’une organisation soutenant l’extension du colonialisme ».

Cet acte de Banjul intervient dans le contexte d’une polémique après que le Grande Bretagne a déconseillé à ses citoyens de se rendre en Gambie en réaction aux menaces de décapitation formulées par les autorités gambiennes à l’encontre des touristes qui s’adonneraient à des pratiques homosexuelles sur le sol gambien.

Le président Jammeh qui dirige le plus petit pays d’Afrique avec une main de fer a souvent tenu des propos fermes à l’encontre de l’ancienne puissance coloniale, la Grande Bretagne.

Depuis son indépendance en 1965, la Gambie a adhéré au Commonwealth avec lequel elle a connu des relations parfois tendues depuis l’arrivée de Jammeh au pouvoir en 1994.

Le Zimbabwe était le dernier Etat membre à se retirer du Commonwealth lorsque Robert Mugabe a annoncé en 2003 que son pays quittait l’organisation.

APA-Londres (Royaume Uni)

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