Le Premier ministre tunisien Ali Larayedh promet de démissionner

Le Premier ministre tunisien Ali Larayedh a transmis au quartette de médiateurs de la crise politique tunisienne une promesse de démission. L’opposition refusait jusque là de participer au dialogue national sans un engagement clair du chef du gouvernement.

Après plusieurs jours de controverses, Ali Larayedh a promis, jeudi 24 octobre au soir, de démissioner. Le Premier ministre tunisien a transmis au quartette de médiateurs de la crise politique une promesse de démission, pour convaincre l’opposition de commencer vendredi un dialogue national censé résoudre la profonde crise politique qui mine le pays depuis plusieurs mois.

« Le Premier ministre tunisien a promis hier soir à la télévision de démissionner en conformité avec la feuille de route du quartette et après la mise en oeuvre des autres étapes de la feuille de route. Une déclaration signée de ce même engagement a été transmise au quartette organisant le dialogue national », a indiqué le parti islamiste Ennahdha au pouvoir.

L’opposition refusait jusque là de participer au dialogue national sans un engagement clair du chef de gouvernement à démissionner dans les trois semaines suivant le début de ces négociations.

Début des négociations vendredi ?

« À titre personnel, je pense que l’engagement écrit répond à l’attente du Front de salut national (coalition d’opposition, NDLR) et le dialogue va pouvoir commencer », a déclaré Mongi Ellouze, un des opposants mandatés pour examiner le courrier du Premier ministre. L’alliance d’opposition qui regroupe des partis allant du centre droit à l’extrême gauche n’a pas encore annoncé de position officielle.

Le bâtonnier de l’Ordre national des avocats, Fadhel Mahfoudh, qui est un des médiateurs de la crise politique, a jugé que les négociations allaient débuter dès vendredi. « Le dialogue national va commencer dès aujourd’hui », a-t-il dit sans préciser d’heure.

La feuille de route du dialogue national prévoit que les négociateurs s’accordent en trois semaines sur un gouvernement apolitique. Elle prévoit aussi la formation, après une semaine de pourparlers, d’une commission électorale, ainsi que l’adoption de la future Constitution et l’établissement d’un calendrier électoral en un mois.

Jeuneafrique.com avec AFP

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