Gerard de Villiers, l’auteur au 200 « SAS », est mort

En 50 ans, Gérard de Villiers aura fait vivre son héros le prince Malko dans pas moins de 200 romans d’espionnage, dont chaque tirage se vendait à plus de 100.000 exemplaires. L’écrivain est décédé jeudi à l’âge de 83 ans, des suites d’une longue maladie, a appris MYTF1News auprès de son avocat.

Il n’y aura pas de 201e SAS. Son Altesse Sérénissime le Prince Malko Linge va devoir ranger ses valises. Gérard de Villiers, auteur des célèbres romans d’espionnage dans lesquels évoluait ce héros, est décédé jeudi à Paris des suites d’une longue maladie, a appris MYTF1News auprès de son avocat. Il était âgé de 83 ans. L’écrivain au succès inégalé avait chargé son ami et avocat Eric Morain d’annoncer, le jour venu, la nouvelle sur Twitter. Le message est tombé ce vendredi à 11h tapante sur le réseau social.

Ses romans, mêlant intrigue policière, sexe, violences et voyage au bout du monde, étaient qualifiés par certains de romans de gare. D’autres le considéraient flambeur, homme à femme, réactionnaire, macho ou raciste. Il n’empêche, depuis leur lancement 1965, les SAS sortaient au rythme de quatre à cinq par an. Et chaque exemplaire se vendait autour de 100.000 à 150.000 exemplaires. « Il a voyagé dans tous les pays du monde pour écrire ses livres, il partait 15 jours, puis revenait et s’enfermait à nouveau 15 jours pour écrire son nouveau SAS, témoigne Eric Morain sur MYTF1News. Il est certainement le Français qui a vendu le plus de livres au monde. Il avait un incroyable talent prédictif et était l’ami des services secrets du monde entier, dont il plaçait des messages dans chacun de ses livres », poursuit-il.

Le New York Times : « l’homme le mieux renseigné de la planète »

Spectateur de la Guerre froide, Gérard de Villiers s’était inspiré de cette période pour ses premiers SAS, un peu comme les James Bond. Progressivement, il est passé aux intrigues sur fond de terrorisme.

En janvier 2013, Gérard de Villiers avait eu le privilège d’avoir son portrait à la Une du prestigieux New York Times, qui l’avait qualifié « d’homme le mieux renseigné de la planète ». L’été dernier, M Le Magazine du Monde lui avait également consacré un long article intitulé « Itinéraire d’un réac' », dans lequel il avouait son obsession pour la mort. Son 200e et dernier SAS, La vengeance du Kremlin, était sorti en octobre

TFI.fr par Alexandra Guillet

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Une Réponse to “Gerard de Villiers, l’auteur au 200 « SAS », est mort”

  1. Bouesso Says:

    Repose en paix, ô toi père du S.A.S, qui a légué au monde ta meilleure contribution, fruit de ton imagination profuse !

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