Le mystère du samedi soir

 

Disparue, un samedi soir,

Dans la Seine en habit noir.

Je marchais après le rendez-vous

Manqué; très déçue et un peu saoul.

 

Lourds étaient mes pieds bien chaussés,

Serré mon pantalon Jean au bord délavé.

Ma vie au creux de la nuit parisienne,

Prenait une allure d’errance de chienne.

 

Hantée et troublée par ce bel homme,

Je perdais mon assurance de femme.

Seule sur le trottoir et la réverbération,

De ces belles lumières en gestation,

Sur la Seine dormante, qui demain,

Se réveillera avec un corps humain.

 

La curiosité de la presse me prenait d’assaut,

Quand les policiers et les ambulanciers

Me sortaient drapée de ma peau de l’eau.

Ma nuque gardait encore mon chignon enlacé,

Devant les interrogations du mystère,

De mon acte au secret plein d’encore,

D’une Seine exposée aux noyés sans vie,

Arrêtant chacun son destin loin de son lit.

 

Bernard NKOUNKOU

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2 Réponses to “Le mystère du samedi soir”

  1. Gyslaine L. Says:

    Très émouvant ce poème.

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