France: Valls, alarmiste sur une gauche qui peut mourir, appelle à serrer les rangs

Paris – Le Premier ministre français Manuel Valls a appelé samedi les socialistes à serrer les rangs autour de son gouvernement, sous peine de voir la gauche mourir et la dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen arriver au second tour de la présidentielle de 2017.

Pour son premier discours en tant que Premier ministre devant le conseil national du Parti socialiste, Manuel Valls s’est voulu alarmiste: le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2017 existe et oui, la gauche peut mourir, a-t-il lancé devant ses camarades réunis à Paris, trois semaines après la déroute électorale des européennes, qui ont vu le Front national (extrême droite) arriver en tête avec près de 25% des voix, le PS arrivant à la troisième place.

Nous sentons bien que nous sommes arrivés au bout de quelque chose, au bout peut-être même d’un cycle historique pour notre parti, a-t-il mis en garde, soulignant le fait que la gauche n’a jamais été aussi faible depuis 1958 et l’avènement de la Ve République en France.

Face à ce constat, nous devons nous réinventer, a-t-il exhorté, et tenir bon, dans la durée sur les réformes et les choix économiques qui sont les nôtres. Avec le président de la République, nous considérons que c’est le cap qu’il faut maintenir.

Le choix de la politique de l’offre, je l’assume et je n’ai qu’une certitude: prendre un autre chemin nous conduirait à l’échec, a-t-il déclaré, alors que les choix budgétaires du gouvernement sont de plus en plus ouvertement contestés par l’aile gauche du Parti socialiste.

Le Parlement français doit se prononcer dans les semaines à venir sur le projet de loi de finances rectificative et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale rectificatif, deux textes qui mettent en musique les orientations du Pacte de responsabilité et de solidarité voulu par le président François Hollande. Une partie des députés socialistes s’opposent aux 50 milliards d’économies décidés qui doivent permettre à la France de ramener son déficit public sous les 3% du PIB en 2015.

Aux récalcitrants, le chef du gouvernement a promis un dialogue permanent empreint de respect, de confiance et de responsabilité tout en affirmant que la radicalité en interne ou dans la société mène à une impasse.

C’est le réformisme qui est en jeu. Tenir dans la durée. Nous avons encore trois ans pour nous. Trois ans pour réussir et pour continuer à gouverner, a-t-il insisté.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juin 2014 16h08)

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