Malade chronique

Malade chronique, chancelant et croulant,

Il croupit dans la morbidité de l’abandon,

Le mental et le physique tendant à leur perte.

Hier, lui dont l’intelligence était de bonne tête

Bien plus, il avait des aptitudes d’un intellectuel

Qui dégageait les vibrations oratoires d’un soleil,

Pouvant réchauffer la nuit et réveiller l’aube,

Sous les draps de la rosée matinale en robe.

Le voilà qui s’écroule avec toute sa charpente

Comme une maison ruinée, trouée et branlante.

Ô digne homme de carrure et de bonne stature !

Fer de lance d’une nation exposée à l’usure.

Tu témoignais l’estime, le respect et la considération,

Quand ton aura brillait dans la galaxie de la nation.

Ton éloquence fierté au-delà des tropiques,

N’est plus que l’ombre ingrate de notre Afrique.

Demain des condoléances pleuvront sur ta mort,

Et des gerbes de fleurs inonderont ta dernière demeure.

Bernard NKOUNKOU

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