Crash d’avion dans le nord du Mali: très difficile de récupérer les corps

Ouagadougou – Il sera très difficile de récupérer les corps des victimes du crash dans le nord du Mali d’un avion loué par Air Algérie, a affirmé vendredi soir à Ouagadougou le chef d’état-major particulier à la présidence burkinabè, de retour du site de l’accident.

Le général Gilbert Diendiéré a accompagné vendredi après-midi le président burkinabè Blaise Compaoré dans la zone de Gossi, à environ 100 km de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, où l’avion s’est écrasé jeudi, moins d’une heure après son départ de Ouagadougou pour Alger.

L’appareil a été complètement désintégré. Il est aujourd’hui difficile de pouvoir récupérer quoi que ce soit, et même pour les corps des victimes, je pense qu’il est très difficile de pouvoir les récupérer parce que nous avons vu seulement des morceaux de chair humaine qui jonchaient le sol, a déclaré le général Diendiéré.

Les débris étaient éparpillés sur une distance de 500 m mais nous avons constaté que cela est dû au fait que l’avion s’est écrasé d’abord (au) sol et a certainement dû rebondir pour aller plus loin. (…) Il y a même un cratère au sol qui est bien visible et qui montre que l’avion a bien touché le sol avant de se désintégrer, a-t-il ajouté.

Une des deux boîtes noires de l’avion a été retrouvée, les recherches se poursuivent pour retrouver la seconde. Cependant, jusqu’à vendredi, a-t-il précisé, le Burkina Faso n’avait pas d’information sur les causes de l’accident, je pense que la boîte noire qui a été retrouvée va nous permettre d’avoir des éléments nouveaux.

Sur place, selon lui, des dispositions sont prises par les forces maliennes et également par les forces armées françaises déployées dans la région pour sécuriser la zone, (l’)isoler et permettre que les enquêtes se déroulent normalement.

L’avion transportait 118 personnes : 112 passagers – dont 54 Français et 23 Burkinabè, 8 Libanais – et six membres d’équipage, tous espagnols.

Le gouvernement burkinabè a pris des dispositions pour transporter sur le site du crash un nombre réduit de représentants de familles des victimes, a annoncé le ministre burkinabè de l’Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougouma.

Nous allons organiser ce déplacement par hélicoptère, les rotations débuteront samedi, les représentants seront désignés par la compagnie mais nous avons souhaité qu’il y ait des représentants des familles françaises, libanaises et burkinabè (…) car nous n’avons pas beaucoup de places, a expliqué M. Bougouma.

Nous faisons tout pour que les familles puissent constater ce qui s’est passé sur le terrain, a-t-il assuré.

Selon le ministre burkinabè des Transports, Jean Bertin Ouédraogo, les enquêtes pour déterminer avec précision les causes du crash seront menées en collaboration avec le Burkina Faso, l’Algérie, le Mali, avec le soutien de la France et d’experts de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

En pareille circonstance, le pays qui engage la procédure en premier lieu, c’est le pays qui a enregistré le crash. C’est à dire que c’est le Mali qui va coordonner l’opération, a-t-il précisé.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juillet 2014 00h31)

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