La face cachée de l’eau humanitaire

Je te donne par pitié de l’eau
Puis je te poignarde dans le dos
Je te serre une poignée de mains
Et j’empoisonne finement ton destin

Dans le cafouillage des hostilités
Aux confins des frontières de proximité
J’alimente et envenime les tensions
En glissant sous le manteau des munitions

Dans ton sommeil irrité et tourmenté
J’introduis des chars et des blindés
Qui prennent des dispositions de combats
Loin du discours diplomatique et du regard lambda

Les morts de mon camp sont dissimulés
Enterrés loin de leurs parents déboussolés
Où des gerbes de fleurs d’adieu cynique
Triomphent sur leur tombe peu sympathique.

Bernard NKOUNKOU

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