Côte d’Ivoire : le siège du FPI attaqué et vandalisé par des jeunes

Le siège du FPI après le passage d'un groupe de jeunes en colère, le 1er septembre 2014.
Le siège du FPI après le passage d’un groupe de jeunes en colère, le 1er septembre 2014. © AFP

Un groupe d’une vingtaine de jeunes a saccagé lundi à Abidjan le siège du Front populaire ivoirien (FPI), de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Plusieurs membres du parti ont été molestés.

S’agissait-il d’un règlement de comptes interne ou d’un acte de vandalisme commandité par des adversaires politiques ? Pour l’instant, les raisons de l’attaque, le 1er septembre, du siège du Front populaire ivoirien (FPI), par « une vingtaine de jeunes » en colère ne sont pas encore déterminées.

Quelques heures après l’incident, Hamed Bakayoko, ministre ivoirien de l’Intérieur, a annoncé dans un communiqué l’ouverture d’une enquête par les services de sécurité « qui mettront tout en œuvre pour que les auteurs de ces attaques soient recherchés et retrouvés afin qu’ils subissent la rigueur de la loi ».

Trois personnes blessées

Mobilier sens dessus dessous, ordinateurs renversés, imprimantes détruites, vitres cassées… le siège du FPI a subi d’importants dégâts. Des documents importants, notamment financiers, ont été dérobés, alors que les bureaux des cadres ont été « littéralement saccagés », a indiqué Frank Anderson Kouassi, porte-parole du FPI, parti de l’ex-président Laurent Gbagbo.

Les faits, qui ont duré « une vingtaine de minutes », ont débuté vers midi (heure locale) avec du « vacarme », a raconté un employé. « Tous ceux qui sont tombés sur les agresseurs ont été tabassés. » Trois personnes ont été blessées, selon le parti.

Selon un cadre du FPI, « certains disent avoir reconnu des militants des jeunesses » du parti parmi les assaillants. « C’est un truc interne, on ne se fait pas d’illusions, même si on n’écarte aucune hypothèse », a-t-il lancé.

FPI divisé

Plus de trois ans après la sanglante crise postélectorale qui a abouti à la chute de son mentor Laurent Gbagbo, le FPI est en proie à de vives divisions. Le principal parti d’opposition se déchire notamment sur sa participation à la nouvelle commission électorale indépendante (CEI), chargée d’organiser la cruciale présidentielle de 2015. Une réunion samedi à huis clos a dû être suspendue après avoir failli « dégénérer en bagarre », avait raconté Frank Anderson Kouassi.

Aujourd’hui, deux camps s’affrontent actuellement au sein du FPI. Le premier fait de la libération de Laurent Gbagbo, détenu à La Haye dans l’attente d’un procès de la Cour pénale internationale (CPI), le cœur de la stratégie du parti. Le second camp veut que le FPI s’investisse davantage dans le jeu politique et participe à la prochaine élection.

La présidentielle de 2015 est sensée parachever la stabilisation du pays après une décennie de tourmente et plus de 3 000 morts durant la crise de 2010-2011. La présence du FPI, qui doit communiquer en décembre sa position sur son éventuelle participation au scrutin, est essentielle à la stabilisation de la Côte d’Ivoire, selon les partenaires du pays.

 

Jeuneafrique.com avec AFP

 

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