Faits divers au Congo de suicide et de rumeurs de mort

 

Une jeune fille se suicide pour avoir manqué le passage en classe supérieure

Emotion et consternation, mercredi 8 octobre 2014, à Mpaka, un quartier de Tié-Tié, le troisième arrondissement de la capitale économique. Et pour cause, une demoiselle, prénommée Rane s’est suicidée par pendaison. Elle était élève en classe de Seconde, au lycée de Mpaka. Son corps a été découvert dans sa chambre à coucher, la corde nouée au cou.

En fouillant les poches de son uniforme scolaire, on a trouvé son testament.  «Je me suis donné la mort, parce que j’ai manqué le passage en classe supérieure», avait-elle écrit. Et d’ajouter un détail: «Il faut m’enterrer avec ma tenue scolaire».

Encore des rumeurs sur l’administrateur-maire de Makélékékélé

Parce qu’un député, ancien milicien ninja puis cobra, est décédé en France, la semaine dernière, les réseaux sociaux animés par des Congolais de la diaspora en France ont mis en branle leur imagination intarissable, pour mettre dans le même sillage, l’administrateur-maire de Makélékélé. N’est-il pas ancien cobra?

Conséquence: le week-end dernier, la rumeur a couru les rues de Brazzaville que Maurice Maurel Kiwounzou ne serait plus de ce monde. Les deux auraient succombé à un empoisonnement. La réalité est que Maurice Maurel Kiwounzou poursuit son séjour médical en France. Il va rentrer à Brazzaville, probablement dans quelques jours. Ce n’est pas pour la première fois que la rumeur le donne pour mort. Il avait déjà eu à le démentir, lui-même, en 2012, dans les colonnes de Le Semaine Africaine.

Pourquoi tant de rumeurs fatalistes sur l’administrateur-maire de Mékélékélé? On ne saurait le dire… Mais, cette culture de l’imagination dramatique colle à la peau de beaucoup de Congolais qui ne voient l’avenir de leur pays qu’ en noir. Surtout que les institutions congolaises ne communiquent pas sur les événements qui impactent la vie de leurs dirigeants. Le président du Conseil économique et social a été la cible d’un attentat meurtrier à son domicile d’Impfondo. Le C.e.s ne s’en est même pas ému publiquement: aucun communiqué ni déclaration pour condamner ce genre d’agissement.

C’est sur Internet qu’on en parle. Face à la culture d’absence de communication des institutions nationales elles-mêmes, la rumeur a de beaux jours devant elle, puisque certaines rumeurs se révèlent, malheureusement, vraies.

 

Lasemaineafricaine.net

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