Burkina : l’opposition manifeste contre le référendum favorable au maintien de Compaoré au pouvoir

Manifestation de l'opposition, le 23 août 2014, à Ouagadougou.
Manifestation de l’opposition, le 23 août 2014, à Ouagadougou. © Ahmed Ouoba/AFP

L’annonce faite par le gouvernement hier d’un référendum à venir pour ouvrir la voie à une nouvelle candidature de Blaise Compaoré a déclenché des manifestations de mécontentement au Burkina.

Finalement, ce sera un projet de loi puis un référendum. C’est ainsi qu’en ont décidé les autorités burkinabé hier. À l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire, réuni le 21 octobre à Ouagadougou, le gouvernement a décidé de soumettre un projet de loi à l’Assemblée nationale visant à modifier la Constitution. Il doit s’ensuivre la convocation d’un référendum, qui permettra à Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat.

Suite à cette annonce, une centaine de personnes ont barré le trafic dans la nuit de mardi à mercredi sur la nationale 1, la principale route du Burkina Faso, a observé l’AFP. La police a fini par déboucher la route qui relie Ouaga à Bobo-Dioulasso dans la nuit et dans le calme. Très peu de dégradations sont à déplorer.

« Le pouvoir à vie, nous ne sommes pas d’accord »

Pascal Ilboudo, un membre du bureau politique du MMouvement du peuple pour le progrès, opposition (MPP), a déclaré : « Nous voulons tout paralyser pour que le président Blaise Compaoré comprenne que le pouvoir à vie, nous ne sommes pas d’accord. »

D’autres manifestations se tenaient prêts à intervenir dans la ville et menace d’un projet de « ville morte » pour aujourd’hui.

L’annonce gouvernementale a déclenché une salve de réactions négatives dans le camp de l’opposition.
« Ce que nous étions en train de dénoncer est finalement arrivé (…) le masque de Blaise Compaoré vient de tomber », a regretté Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’Union nationale pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS), pour qui « rien » n’est toutefois « exclu » du fait que les députés sont appelés à voter « en leur âme et conscience ». « S’il n’y a pas la corruption (…), s’ils entendent le cri de détresse du peuple burkinabè, cette loi peut ne pas passer à l’Assemblée nationale », a-t-il ajouté.

Le référendum devrait néanmoins être plutôt favorable au régime en place en raison d’une bonne implantation dans les zones rurales, selon les politiologues.

Jeuneafrique.com avec AFP

 

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