Les pilotes de l’avion de Margerie ont vu le chasse-neige mais n’y ont pas vu de menace

Moscou – Les pilotes de l’avion du patron de Total avaient reçu l’autorisation de décoller et ont bien vu le chasse-neige qui traversait la piste mais ne l’ont pas considéré comme une menace, ont annoncé jeudi les experts russes.

Le patron du Bureau d’enquête pour la sécurité de l’aviation civile russe, Alexeï Morozov, a déroulé lors d’une conférence de presse le film des événements conduisant au crash du Falcon 50 de Christophe de Margerie.

Selon M. Morozov, la piste était libre quand l’autorisation de décoller a été confirmée.

Dix secondes après que l’autorisation de décoller a été donnée aux pilotes du Falcon de Christophe de Margerie, le PDG de Total, les instruments de contrôle ont détecté le mouvement d’un chasse-neige sur le bas-côté gauche de la piste vers le carrefour.

Selon l’expert russe, aucun dialogue n’a été enregistré entre l’équipage, la tour de contrôle et l’équipage de l’avion après l’autorisation de décoller.

Environ 14 secondes après le début du décollage de l’avion, l’équipage a observé un objet identifié selon lui comme une +machine qui traverse la route+. L’objet observé (le chasse-neige) n’a pas été considéré comme une menace par l’équipage, le décollage a continué normalement, a déclaré M. Morozov lors d’une conférence de presse.

Quatorze secondes plus tard, l’avion est entré en collision avec le chasse-neige, d’après l’expert russe. Le Falcon a percuté le chasse-neige à 248 km/h alors qu’il avait déjà décollé.

Après la collision, (l’avion) a commencé à basculer du côté droit, ce qui l’a amené à heurter le sol, a-t-il expliqué. Aucune défaillance dans le système et les moteurs de l’avion n’a été détecté avant la collision.

Le patron de Total, Christophe de Margerie, est décédé lundi soir ainsi que deux pilotes et une hôtesse de l’air, dans la collision de son avion avec un chasse-neige à l’aéroport moscovite de Vnoukovo.

Cela me semble en effet un accident tristement banal, un concours de circonstances, un camion qui se trouve à un endroit où il ne devrait pas être alors que tout semble au départ normal, a regretté François Hochart, un des experts français du Bureau d’enquête et d’analyses (BEA) qui repartent vendredi après un séjour de trois jours à Moscou pour seconder leurs homologues russes.

Romandie.com avec(©AFP / 23 octobre 2014 17h53)

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