Les Etats-Unis invitent les Américains à ne pas aller au Burundi

 

John Kerry, secrétaire d'Etat américain, avec Pierre Nkurunziza, président du Burundi, ce lundi 4 août à Washington.REUTERS/Yuri Gripas

John Kerry, secrétaire d’Etat américain, avec Pierre Nkurunziza, président du Burundi, ce lundi 4 août à Washington.REUTERS/Yuri Gripas

Le département d’Etat américain vient de renouveler ces conseils de voyage aux Américains qui veulent visiter le Burundi. Il déconseille fortement la destination sauf en cas de voyage essentiel, en décrivant une situation sécuritaire alarmante, alors que le ministère belge des Affaires étrangères déconseille certains coins du même pays. Au Burundi, ces textes ont eu des effets ravageurs, ce qui a poussé le ministère des Relations extérieures et de la coopération internationale à réagir mardi.

Il s’agit d’un texte mesuré qui se veut rassurant. Chaque mot du communiqué de la diplomatie burundaise semble avoir été pesé. Bujumbura regrette une prise de position qui décrit le Burundi « comme un pays en proie à une insécurité préoccupante » ; ce qui risque de « décourager » les investisseurs et autres touristes à visiter ce pays. Mais la volonté est sans doute de ne pas froisser les deux principaux donateurs bilatéraux du Burundi.

Cela est bien loin de l’image que donne de ce pays le département d’Etat américain dans son message aux citoyens américains qui voyagent : risques d’attentats terroristes, présence de groupes armés, risques élevés également de se faire agresser à Bujumbura et dans le reste du pays, tout ceci dans un pays gangrené par la corruption, où la loi n’est pas respectée et où les criminels sont protégés par des responsables locaux corrompus.

Quelques cas d’insécurité

Le porte-parole du ministère burundais des Relations extérieures, Daniel Kabuto, dément, tout en reconnaissant quelques cas d’insécurité : « La situation sécuritaire au Burundi est globalement bonne. Mais à l’approche des élections, on est habitué à voir ce genre de phénomènes. La police a redoublé de vigilance et au moment où je vous parle, on sait qu’il y a ce genre de cas de bandits qui ont été arrêtés ».

Le seul ennui, c’est que le gouvernement du Burundi vient de donner lui-même du grain à moudre à ceux qui déconseillent la destination Burundi en reconnaissant lundi, que les insurgés somaliens d’al-Shabbaabs étaient déjà dans ce pays.

Rfi.fr

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