Angela Merkel accuse Moscou d’interférence

Angela Merkel accuse Moscou d’interférer dans les affaires des pays d’Europe orientale souhaitant se rapprocher de l’UE, dans une interview publiée par « Die Welt ». Elle estime aussi que la France et l’Italie doivent entreprendre davantage de réformes pour que leurs budgets 2015 respectent les règles de l’Union.

« La Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine sont trois pays de notre voisinage oriental qui ont pris la décision souveraine de signer un accord d’association avec l’UE », déclare la chancelière allemande dans cet entretien. « La Russie crée des problèmes à ces trois pays », dit-elle en se référant aux « conflits gelés » des régions sécessionnistes de Transnistrie, d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, et au rôle de Moscou dans l’est de l’Ukraine.

Mme Merkel répond aussi aux critiques que lui ont adressées trois anciens chancelier, le conservateur Helmut Kohl et les sociaux-démocrates Helmut Schmidt et Gerhard Schröder, partisans d’une ligne plus souple vis-à-vis de Moscou.

« Je suis convaincu que la réponse européenne commune aux actes de la Russie est bonne », dit-elle. « Le fait que la Russie ait violé le mémorandum de Budapest de 1994 sur l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine ne doit pas rester sans suite », ajoute la chancelière.

Angela Merkel accuse également la Russie de chercher à rendre les pays des Balkans plus dépendants de Moscou afin de renforcer sa zone d’influence. Elle défend la décision de ne pas inviter l’Ukraine et la Géorgie à rejoindre l’Alliance atlantique tout en réaffirmant l’engagement de l’Otan à défendre ses pays membres en Europe de l’Est.

Réformes insuffisantes
Dans cette interview, la chancelière allemande estime par ailleurs que la décision européenne de donner plus de temps à Paris et Rome pour finaliser leurs programmes de réformes se justifie, mais elle ajoute: « La Commission a dit clairement que ce qui a été mis jusqu’à présent sur la table n’est pas suffisant. Je suis d’accord avec cela. »

Fin novembre, la Commission européenne a reporté à mars son avis sur la conformité des budgets des deux pays aux règles de l’UE, en parlant pour la France d’un risque d’infraction. Paris, invoquant la croissance et l’inflation trop faibles, a renoncé à son objectif de déficit public à 3% du PIB fin 2015.

Romandie.com

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