États-Unis/Attentat de Boston: le procès débute par la sélection des jurés

Croquis de l'accusé, Djokhar Tsarnaev, dans la salle d'audience, ce 5 janvier 2015.REUTERS/Jane Collins

Croquis de l’accusé, Djokhar Tsarnaev, dans la salle d’audience, ce 5 janvier 2015.REUTERS/Jane Collins

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Le procès de Djokhar Tsarnaev, seul accusé de l’attentat de Boston, s’est ouvert ce lundi 5 janvier par la sélection des jurés. Le 15 avril 2013, deux bombes artisanales avaient explosé près de la ligne d’arrivée du marathon tuant 3 personnes, dont un enfant de 8 ans, et faisant 264 blessés.

Avec notre envoyée spéciale à Boston, Anne-Marie Capomaccio

Djokhar Tsarnaev était dans la salle, cheveux longs et bouclés, vêtu d’un pantalon clair et d’un pull. Le jeune homme qui n’était pas menotté avait du mal à trouver la place de ses mains, et à fixer son regard, tantôt sur le sol, tantôt sur le juge O’Toole ou sur la cafétéria du palais de justice, transformée pour l’occasion en salle d’audience. Le comportement de n’importe quel garçon de son âge, qui semble s’ennuyer dans un amphithéâtre. Personne ne sait ce qui lui passe par la tête.

Tsarnaev risque la peine de mort pour les attentats de Boston. Il assistait ce lundi matin à la première phase de sélection du jury, des citoyens ordinaires qui vont décider de son sort.

Ces jurés potentiels, 1 200 au total, vont défiler par groupe de 200 jusqu’à mercredi soir. Ils doivent remplir un questionnaire. Les réponses apportées par chacun vont permettre la sélection du groupe qui siégera, a priori à partir du 26 janvier, afin de juger les faits.

George O’Toole, en préambule, est longuement revenu sur le rôle de ce jury populaire, inscrit dans la Constitution, une représentation du peuple américain qui doit rendre justice, après un attentat qui a fait 3 morts et 264 blessés. Des victimes qui n’étaient pas présentes ce matin au palais de justice.

Les réactions en Russie de la famille Tsarnaev

Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

La famille Tsarnaev est d’ origine tchétchène, mais les deux frères – Djokhar actuellement jugé aux Etats-Unis et son frère Tamerlan décédé lors d’une fusillade par la police – n’ont jamais vécu dans cette république russe du Caucase, car ils sont nés au Kirghizistan, en Asie Centrale, puis ont émigré aux États-Unis en 2002. Les parents sont ensuite revenus vivre dans le Caucase.

« Les Américains vont faire subir à mon second fils le même sort qu’à mon aîné. Ils veulent se venger. Tout est dans les mains d’Allah ». Le père des frères Tsarnaev a répondu à quelques questions de la chaîne de télévision américaine ABC. Ses propos ont été repris par l’agence de presse russe RIA.

En avril 2013, la mère avait organisé une conférence de presse pour accuser la police américaine d’avoir tué sans raison valable son fils aîné Tamerlan. Elle vivait alors au Daguestan. Aujourd’hui, les parents Tsarnaev se montrent discrets. Et l’affaire ne passionne pas les médias russes, qui se contentent de reprendre les agences américaines.

« Djokhar Tsarnaev n’a jamais vécu en Tchétchénie et il n’est pas né ici », a indiqué de façon lapidaire le porte-parole de la présidence tchétchène, ne souhaitant pas faire plus de commentaires.

Après l’attentat, le président tchétchène Ramzan Kadyrov avait adressé ses condoléances au peuple américain, et il avait ajouté : « Si les frères Tsarnaev sont coupables, les racines du mal doivent etre recherchées en Amérique, là où ils ont grandi, et où se sont forgés leur caractère et leur croyances ».

Rfi.fr

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