CAN 2015 : chapeau, Malabo !

Supporters maliens à Malabo, le 16 janvier.
Supporters maliens à Malabo, le 16 janvier. © Issouf Sanogog/AFP

Organisée dans l’urgence, la compétition a connu quelques ratés au démarrage. Témoignages d’entraîneurs, qui saluent finalement « l’exploit » de la Guinée équatoriale.

À entendre les premières impressions de Claude Le Roy, le sélectionneur du Congo, la 30e Coupe d’Afrique des nations de football (CAN, du 17 janvier au 8 février) avait, côté organisation, plutôt mal commencé. « On nous a mis dans un hôtel [à Bata] où le nombre de chambres est insuffisant, des membres du staff doivent dormir à deux dans le même lit, s’est-il plaint. Notre terrain d’entraînement m’a fait penser à un vieux monsieur qui s’apprête à passer à la télé et qu’on maquille pour cacher les défauts : beau de loin, mais loin d’être beau. Le jour du match d’ouverture face à la Guinée équatoriale, notre bus a été pris dans des embouteillages. Au lieu de quinze minutes, on a mis une heure pour aller au stade. Et bien sûr, la clim ne fonctionnait pas ! »

Entre-temps, le Français a finalement retrouvé son flegme : « On a un autre terrain d’entraînement, des chambres se libèrent progressivement, tout le monde se comporte bien. C’était juste un mauvais moment à passer… »

Les Tunisiens, basés à Ebebiyin, ont quant à eux connu quelques soucis à leur hôtel, avec des coupures d’électricité fréquentes et un accès à l’eau chaude aléatoire. Georges Leekens, leur sélectionneur belge, en a fait un thème récurrent lors de ses conférences de presse, mais sans dramatiser la situation.

À Mongomo, le Français Alain Giresse a lui aussi vu ses craintes initiales se dissiper. Le sélectionneur du Sénégal avait visité début décembre les installations hôtelières et sportives de l’un des quatre sites retenus pour accueillir la CAN, et en était revenu désappointé. « L’hôtel, la pelouse du stade, les terrains d’entraînement… Rien ne semblait prêt, ni entretenu. Mais depuis que nous sommes arrivés, honnêtement, je dois admettre que tout est fait pour que la CAN se passe bien, même si l’un des deux terrains d’entraînement est à une heure de route… Les Équato-Guinéens ont bien travaillé. »

Un avis partagé, à Malabo, par Morlaye Soumah, adjoint de Michel Dussuyer, le sélectionneur de l’équipe de Guinée : « C’est vrai, il y a des petits ratés : ça manque un peu de personnel et il faut attendre parfois longtemps pour obtenir quelque chose, certaines pelouses où nous nous entraînons sont éloignées ou dans un état médiocre… Mais organiser une CAN en deux mois, c’est un exploit ! »

Jeuneafrique.com par Alexis Billebault

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