Deux otages japonais exécutés : familles éplorées, population choquée

Tokyo – La mère du second otage japonais exécuté par le groupe Etat islamique est restée dimanche sans voix après la mort annoncée de son fils, le journaliste Kenji Goto, un meurtre qui a choqué la population nippone.

C’est regrettable, mais Kenji est parti. Je ne peux trouver de mots face à cette triste mort, a dit Mme Junko Ishido, selon des images diffusées par la chaîne publique de télévision japonaise NHK.

Le père du premier Japonais tué, Haruna Yukawa, avait exprimé le même sentiment la semaine passée.

Je pensais qu’il reviendrait peut-être. Mais cette annonce est arrivée… Je souhaitais qu’il rentre vivant, mais cela ne pourra plus jamais se produire. Je le regrette vraiment, a poursuivi Mme Ishido.

Cette réaction est intervenue après la diffusion sur internet d’une vidéo annonçant la décapitation de Kenji Goto, un document attribué à l’organisation jihadiste EI.

S’en est suivie une condamnation immédiate de Tokyo, Paris, Londres, Amman, Berlin ou Washington.

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a fait part de ses regrets aux proches de Kenji Goto et déploré que tous les efforts du gouvernement n’aient pas permis de le sauver.

Je n’ai pas de mots pour dire la peine que la famille doit ressentir, le gouvernement a fait le maximum pour gérer cette crise, c’est très regrettable (qu’on en arrive à cette issue), a reconnu le Premier ministre.

Des journalistes aux experts, en passant par les citoyens toutes générations confondues, la population était atterrée.

C’est une immense tristesse, j’avais pourtant vu des signes laissant espérer une possible libération, a confié à l’AFP l’islamologue et expert du Moyen-Orient Masanori Naito, de l’Université Doshisha.

J’en ai pleuré ce matin. Je ne pouvais pas retenir mes larmes. Le Japon vit une période très difficile. Nous devons nous unir et faire en sorte de ne pas être impliqués (dans de tels incidents), a réagi un Japonais de 80 ans, Hideko Kamijima.

C’est si cruel de l’avoir ainsi tué. C’est arrivé en un lieu éloigné du Japon, mais les victimes sont des Japonais, a déploré Rio Murata, un lycéen de 18 ans.

Peu importe que nous disions que le Japon fournit de l’aide humanitaire (aux réfugiés d’Irak et de Syrie), cela ne veut rien dire pour des gens qui croient en une justice totalement différente de la nôtre, a regretté Akira Shimamura, 60 ans.

Et le même d’ajouter : La seule chose que nous puissions faire est de recueillir des informations sur les risques et de partager les donnés collectées par les services de renseignement. Je suis inquiet pour la sécurité au Japon.

Quelles que soient les menaces proférées à son égard, le gouvernement du Japon a juré dimanche qu’il ne cèderait pas face au terrorisme.

Romandie.com avec(©AFP / 01 février 2015 15h34)

Étiquettes : , , , , ,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :