Congo/Vie politique nationale : L’U.pa.d.s ne veut ni du dialogue sur la Constitution, ni du gouvernement d’union nationale, ni de la transition

Pascal Tsaty-Mabiala.

Pascal Tsaty-Mabiala, premier secrétaire de l’U.pa.d.s, a animé une conférence de presse, vendredi 27 mars 2015, au palais des congrès, à Brazzaville, à cette occasion, il a réaffirmé les positions de son parti, sur certaines questions nationales. Selon lui, l’U.pa.d.s reste opposée au changement de la Constitution, car «rien, ni politiquement, ni juridiquement ne justifie» ce changement. L’U.pa.d.s pose des préalables pour sa participation à un quelconque dialogue national et rejette l’idée d’une transition et d’un gouvernement d’union nationale.

«Le Congo n’étant pas en crise, l’idée d’un tel gouvernement ne peut être justifié». L’U.pa.d.s entend, simplement, aller à l’élection présidentielle et pour cela, elle réclame la mise en place d’une commission électorale indépendante, «pour appliquer les décisions du dialogue relatives à l’organisation des élections».

Dans son mot liminaire, Pascal Tsaty-Mabiala a, en effet, donné la position de son parti dans le débat politique en cours dans le pays. S’il est opposé au changement de la Constitution. Il reconnaît, tout de même que «le président de la République, en vertu de ses pouvoirs constituants, procède à la révision de certaines dispositions, notamment celles qui rentrent dans le domaine autorisé par la Constitution elle-même».

Pour lui, «le P.c.t et ses alliés qui soutiennent le changement de la Constitution n’apportent aucun élément d’analyse sérieux et consistant pour nous convaincre». Le premier secrétaire de l’U.pa.d.s ne voit pas de blocage, au cas où il y a alternance, en 2016, car les députés et les sénateurs, «qui sont l’émanation du peuple congolais, ont un mandat représentatif et non impératif et par conséquent, ils votent en leur âme et conscience».

Concernant le dialogue tant réclamé par la classe politique et la société civile, l’U.pa.d.s pose des préalables: il faut que ce dialogue soit convoqué par le président de la République lui-même et que le décret portant convocation de ce dialogue mentionne clairement l’ordre du jour. «Celui-ci ne devant porter que sur la gouvernance électorale, c’est-à-dire prosaïquement sur l’organisation de l’élection présidentielle de 2016» et non sur la Constitution.

«Quant à cette autre incongruité qui porte sur une soi-disant transition, l’U.pa.d.s prévient qu’elle ne s’associera pas à une telle manœuvre qui serait, ni plus ni moins, qu’un putsch contre les institutions actuelles et même une contradiction avec notre volonté de ne pas changer la Constitution», a prévenu Pascal Tsaty-Mabiala. «S’agissant du gouvernement d’union nationale dont l’idée traverse certains esprits, y compris à l’intérieur du front de l’opposition, comme nous l’avons toujours affirmé, le Congo n’étant pas en crise, l’opportunité d’un tel gouvernement ne peut être justifié», a-t-il poursuivi.

Le premier secrétaire de l’U.pa.d.s a, ensuite, fait un panorama des réactions de la communauté internationale contre le changement de Constitution. «Dans le même ordre d’idées, Madame Michaël Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie vient d’annoncer, le 22 mars 2015, la suspension de la République du Congo de l’O.i.f, si Monsieur Sassou-Nguesso s’entêtait à changer la Constitution, dans le seul dessein de se maintenir au pouvoir, au-delà de 2016», a-t-il cité. Il plaide pour une fin de mandat paisible au président Denis Sassou-Nguesso: «Le président de la République se devrait de tirer les leçons des errements de notre histoire commune, pour que cette fois-ci, un chef de l’Etat en exercice au Congo termine, librement, son mandat, cède le témoin à son successeur et continue de vivre libre et en paix dans son pays et ce sera, sans nul doute, en juillet 2016». Il a, pour cela, cité des exemples de chefs d’Etat dans certains pays africains qui ont pris leur retraite.

Pascal Tsaty-Mabiala a conclu son mot liminaire par une diatribe contre le camp au pouvoir: «En réalité, c’est la peur qui s’empare du P.c.t qui, après avoir géré le pays dans la plus grande injustice, sans se soucier de la cohésion nationale, source de paix, agite inutilement le chiffon rouge, le spectre de la guerre, l’épouvantail».

Plusieurs questions ont été posées par les journalistes au premier secrétaire de l’U.p.a.d.s.

Concernant les divergences à l’opposition (sur le dialogue, la transition et le gouvernement d’union nationale), il a répondu que l’opposition est au moins unie sur la question constitutionnelle, car elle s’oppose, unanimement, au changement de la Constitution. Sur l’élection présidentielle de 2016, il reconnaît que chaque parti de l’opposition peut présenter son candidat. Mais, au deuxième tour, un seul candidat de l’opposition sera soutenu.

Lasemaineafricaine.net par Pascal Azad DOKO

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