Rwanda : Karake, le chef des services de renseignement, remis en liberté sous caution

Le général Karenzi Karake à Kinshasa le 18 juin 2012. © CYRIL NDEGEYA/AFP

Le général Karenzi Karake à Kinshasa le 18 juin 2012. © CYRIL NDEGEYA/AFP

Arrêté samedi à Londres, Emmanuel Karenzi Karake, le chef des services de renseignement rwandais, a été remis jeudi en liberté sous caution. Il devra toutefois se présenter une fois par jour à la police d’ici son audience d’extradition prévue fin octobre.

Le général Karake, personnalité clé du régime rwandais, a refusé d’être remis à l’Espagne et devra se présenter une fois par jour à la police d’ici son audience d’extradition prévue fin octobre. Il devra résider à la résidence de l’ambassadeur du Rwanda à Londres ou dans une maison louée par l’ambassade rwandaise.

Il sera défendu par Cherie Blair, la femme de Tony Blair

Le militaire avait été arrêté à l’aéroport de Heathrow samedi, en exécution d’un mandat d’arrêt émis par l’Espagne, où il est recherché pour crimes de terrorisme. Lors de l’audience de jeudi au tribunal de Westminster, le juge a demandé au militaire âgé de 54 ans s’il consentait à être remis à l’Espagne. « Je n’y consens pas », a simplement répondu le général Karenzi Karake, dit « KK », vêtu d’une combinaison verte et jaune. Par conséquent, le juge a fixé l’audience d’extradition aux 29 et 30 octobre.

À son entrée dans la salle, le général avait levé ses mains serrées au-dessus de sa tête, suscitant des cris d’encouragement depuis la galerie pleine à craquer où siège le public. L’avocate Cherie Blair, la femme de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, était assise juste derrière l’avocat de Karenzi Karake. Elle va également assurer la défense du général, a confirmé son cabinet Omnia Strategy LLP.

Le général est mis en cause en Espagne pour des crimes de terrorisme en lien avec la mort de neuf espagnols, qui auraient été tués notamment pour avoir aidé des réfugiés hutu. Il était auparavant poursuivi par Madrid pour des crimes plus graves mais cette partie de l’affaire a été classée fin 2014.

Jeuneafrique.com

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