« Si la France est ‘en péril de paix’, alors ne la divisons pas davantage ! » a-t-il reproché face à la volonté de l’exécutif d’appliquer la mesure.
Après Julien Dray et Benoît Hamon, c’est au tour de Jean-Marc Ayrault de critiquer la déchéance de nationalité. Dimanche, il a pris le contre-pied de Manuel Valls sur la déchéance de nationalité en tweetant à l’adresse de son successeur à Matignon : « Si la France est en péril de paix, alors ne la divisons pas davantage ! » Ce message était une réponse directe à l’interview donnée par le Premier ministre dans Le Journal du dimanche dans laquelle il a de nouveau affirmé dimanche la nécessité d’inscrire dans la Constitution la possibilité de déchoir de la nationalité française les binationaux condamnés pour des actes de terrorisme, en citant à l’appui l’historien Pierre Nora : « La France est en péril de paix. »
Une mesure controversée à gauche
« Une partie de la gauche s’égare au nom de grandes valeurs en oubliant le contexte, notre état de guerre, et le discours du président devant le Congrès », a également affirmé le chef du gouvernement dans une interview à l’hebdomadaire dominical, alors que tout un pan de la gauche conteste cette réforme et multiplie les avertissements. Celle-ci avait été annoncée par le président François Hollande devant le Congrès le 16 novembre, trois jours après les attentats de Paris. En dépit de signaux contradictoires de l’exécutif, le maintien de cette mesure controversée dans le projet de révision constitutionnelle a été décidé mercredi en conseil des ministres.
Lepoint.fr
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