René-Charles, Prince William, leur deuil public

william-rene-charles

Les deux garçons ont enterré leur parent devant le monde entier

Vendredi 22 janvier, devant le monde entier, René-Charles, le fis aîné de Céline Dion enter­rait son père, René Angé­lil. Au centre des atten­tions malgré lui, comme l’avait été le prince William 20 ans plus tôt aux obsèques de Lady Di.
Dans la Basi­lique de Montréal, tandis que les visi­teurs affluent en masse pour rendre un dernier hommage à René Angé­lil, Céline Dion est là, éprou­vée mais debout. A côté d’elle, un jeune garçon, un jeune homme déjà, René-Charles, son fils aîné. Il la soutient. Il se dégage de lui un courage inouï, une profonde dignité. Scruté par le monde entier, il enterre son père, trop tôt. Il n’aura 15 ans que lundi. Pour­tant, ce jour là, sous des millions de regards empa­thiques, il est devenu adulte. Sa mère a beau lui cares­ser la joue avec tendresse pour le rete­nir encore un peu dans l’en­fance, c’est trop tard, comme le prince William cette fin d’été 1997, René-Charles a basculé dans le dur monde des grands.

William avait le même âge quand la voiture de sa mère a heurté le poteau du Pont de l’Alma. A l’époque, contrai­re­ment à Céline et René si fusion­nels, Charles et Diana étaient en conflit perma­nent. Sans comp­ter qu’à Buckin­gham, il est de bon ton de rentrer ses émotions, de ne point trop faire de démons­tra­tions. Alors quand les prières accom­pa­gnaient sa mère dans sa dernière demeure, William a dû lui aussi faire preuve de courage, privé des gestes mater­nels récon­for­tants et devant se conten­ter de la compas­sion maladroite de son père.

Et comme si la douleur d’un parent disparu trop tôt n’était pas suffi­sante, René-Charles comme William ont dû la vivre en renonçant à leur inti­mité, en parta­geant l’être cher avec une foule d’ano­nymes. Et puis, il y a ceux qui restent. René-Charles a veillé la dépouille de son père presque aussi long­temps que Céline, mettant son mal en sour­dine de crainte qu’elle ne s’ef­fondre. Et les jumeaux, Eddy et Nelson, si jeunes encore, il les a lais­sés aux mains de leur mère, sans jamais les quit­ter du regard. De la même manière mûre et bien­veillante dont William avait effacé ses besoins pour s’as­su­rer du bien-être de Harry.

 

Étiquettes : , , , ,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :