Congo-Brazzaville: perquisition «musclée» à l’hôtel Saphir

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Patrouille de la police congolaise dans les rues de Brazzaville.
© AFP PHOTO/DESIRE MINKOH

A Brazzaville, l’hôtel Saphir a subi dans la nuit du 1er au 2 avril une descente de police fracassante. Les policiers étaient à la recherche de personnes suspectes qui auraient été logées dans cet établissement du centre-ville très fréquenté. L’opération n’a pas été concluante. Les responsables de Saphir regrettent le fait que la porte de la chambre d’un diplomate ait été défoncée. Un fait que ne reconnait pas la police qui affirme avoir mené une opération régulière.

L’opération de perquisition a démarré vers 3h du matin, selon les agents de l’hôtel Saphir, situé en plein centre-ville de Brazzaville, juste à côté de l’ambassade de France. Selon le PDG de cet établissement, Jo Washington Ebina, l’opération ne s’est pas déroulée selon les procédures légales. Pour lui, certains éléments portaient des cagoules.

Jo Washington Ebina a par ailleurs regretté le fait que la porte de la chambre de l’ambassadeur du Gabon au Congo ait été défoncée. Le diplomate, qui loge à l’hôtel Saphir depuis début novembre,  en attente d’une résidence fixe, a confirmé l’information sans faire plus de commentaires.  Un journaliste de l’AFP a pu voir la serrure détériorée de la chambre occupée par le diplomate.

M. Ebina dénonce une intervention « inadmissible » des forces de l’ordre destinée selon lui à « traumatiser les clients » pour « mettre en danger l’établissement ».

Les policiers, au nombre de 300, armés, et cagoulés pour certains, aux dires de M. Ebina, ont déclaré qu’ils cherchaient une douzaine de « mercenaires ».

Ils ont présenté un mandat avec une liste de noms mais en ont caché l’en-tête, a encore dit M. Ebina, dénonçant une pratique « inacceptable ». Homme d’affaires, M. Ebina dirige également une ONG membre d’une « plate-forme de la société civile », critique de l’action de M. Sassou Nguesso.

La police n’a pas reconnu les faits. Le porte-parole de la police, le colonel Jules Monkala Tchoumou, a indiqué que la police a fait une descente à l’hôtel Saphir pour y mener une opération régulière de perquisition. Elle est arrivée sur les lieux avec une liste d’une douzaine de personnes suspectées de terrorisme. « La police a procédé juste à une vérification des identités, en présence du responsable de l’hôtel. Elle s’est retirée après son opération. Personne n’a été brutalisé ni interpellé. Aucune porte n’a été défoncée », a expliqué Jules Monkala Tchoumou.

Samedi, en fin de matinée, il n’y avait plus de policiers dans l’hôtel Saphir ni aux alentours. L’hôtel a entre temps été libéré par quelques clients traumatisés, selon Jo Washington Ebina.

Par Rfi.fr avec voanews.com

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Une Réponse to “Congo-Brazzaville: perquisition «musclée» à l’hôtel Saphir”

  1. Bouesso Says:

    Quelle violation de libertés ?

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