En RDC, l’opposant Etienne Tshisekedi montre ses forces dans les rues de Kinshasa

Devant la foule, Etienne Tshisekedi a exigé la tenue de la présidentielle d’ici la fin de l’année et le départ du président Joseph Kabila le 20 décembre. Crédits : EDUARDO SOTERAS / AFP
Pour Etienne Tshisekedi, l’opposant historique rentré en République démocratique du Congo dans la semaine, c’est l’occasion de montrer ses forces. Des dizaines de milliers de ses partisans étaient descendues dans les rues de Kinshasa, dimanche 31 juillet, pour assister à son premier discours.

Parti de sa résidence dans l’est de la ville, Etienne Tshisekedi, dans une jeep, était entouré par des dizaines de motos et des centaines de personnes venues l’escorter jusqu’au lieu du meeting. Dans le cortège qui remontait le boulevard Lumumba on pouvait voir les drapeaux de plusieurs partis d’opposition.

Devant la foule, Etienne Tshisekedi a exigé la tenue de la présidentielle d’ici la fin de l’année et le départ du président Joseph Kabila le 20 décembre.

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Bataille sur le calendrier électoral

Pour beaucoup, le retour au pays d’Etienne Tshisekedi, 83 ans, représente la possibilité d’une opposition unie face au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat. Le scrutin est prévu à la fin 2016 mais ses adversaires l’accusent de vouloir s’accrocher au pouvoir.

M. Tshisekedi, qui a exigé « la cessation des procédures arbitraires judiciaires ou autre à l’encontre des leaders de l’opposition », a clairement posé ses conditions vis-à-vis du pouvoir :

« Le 19 septembre 2016 est la première ligne rouge à ne pas franchir. Le corps électoral doit être convoqué pour l’élection présidentielle. Au cas contraire, la haute trahison sera attestée dans le chef de M. Kabila qui endosse la responsabilité du malheur des Congolais ».

Ayant échoué à faire modifier la Constitution qui lui interdit de briguer un troisième mandat, Joseph Kabila et son entourage proche s’emploient désormais à faire « glisser », selon l’expression en vigueur en RDC, le calendrier électoral. La Cour constitutionnelle est venue sans surprise appuyer la stratégie du clan présidentiel, considérant dans un arrêt rendu en mai que le Chef de l’état pourra rester en fonction jusqu’à la prestation de serment de son successeur.

Mais cette hypothèse est refusée par une large partie de l’opposition qui promet de multiplier les marches, toujours à hauts risques, pour contraindre le pouvoir d’organiser le scrutin à la date du 27 novembre.

Lire aussi : L’art de retarder les élections en RDC, raconté par l’un de ses stratèges

Vendredi, la présidence avait, elle aussi, voulu montrer ses forces. Des milliers partisans de Kabila, toujours très populaire auprès de certaines franges de la population, avaient déjà manifesté leur soutien au régime en place dans la capitale de la RDC.

Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et soutien de Kabila, lors d’une meeting à Kinshasa, le 29 juillet.

Lemonde.fr avec AFP et Reuters

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