Burundi : Bientôt, plus de médicaments dans les hôpitaux. Le pays s’enfonce dans la crise

Tant que la paix et la stabilité ne seront pas revenues au Burundi, on se posera, toujours, la question de savoir, pourquoi, malgré les sages conseils de ses amis, bailleurs de fonds et partenaires au développement, Pierre Nkurunziza avait choisi, contre l’avis de la grande majorité de son peuple et même de son propre parti politique, le CNDD-FDD, de faire un troisième mandat ? Aujourd’hui, c’est le Burundi qui n’est plus un pays, et qui est en train de s’écrouler littéralement : dans les hôpitaux, même les médicaments commencent à manquer, ce qui montre que les difficultés du pays franchissent un nouveau seuil.

En effet, la pénurie des devises causée par la crise politique et sécuritaire a, incontestablement, entraîné une pénurie de médicaments. D’ores et déjà, les hôpitaux alertent sur un possible désastre sanitaire. Sans réaction du petit despote de Bujumbura (Pierre Nkurunziza).

La raison de cette situation est très simple : ce que le Burundi importe est de loin supérieur à ses recettes d’exportation, essentiellement, composées du café et du thé. Les aides bilatérales et multilatérales dont l’aide européenne était la plus grande composante, ayant été supprimées à cause de l’entêtement du régime à refuser un dialogue inclusif, sous l’égide de la communauté internationale, le Burundi ne fait que s’enfoncer dans la crise.

Cette crise a de sérieuses conséquences sur l’économie du pays. Certaines denrées de première nécessité comme l’huile ou le riz et autres produits alimentaires connaissent une flambée des prix. Certains hôpitaux commencent, aussi, à accuser le matériel de première nécessité comme l’alcool, les seringues, du coton, etc. Dans un avenir très proche, ils ne pourront plus dispenser les soins les plus élémentaires aux patients. D’ores et déjà, les professionnels de la santé parlent d’un désastre sanitaire à venir.

Dans un courrier envoyé en février dernier, le président français, François Hollande (sur notre photo en train d’accueillir Pierre Nkurunziza à l’Elysée en 2013), avait exhorté son homologue, Pierre Nkurunziza, à changer de fusil d’épaule, en acceptant la convocation d’un dialogue inclusif, à l’étranger, sous l’égide de la communauté internationale. En guise de réponse, le petit despote de Bujumbura s’est, tout simplement, bouché les oreilles, en prenant le soin de bien fermer les yeux. Le refus d’accueillir les policiers estampillés « Nations-Unies », à la demande de la France, afin d’accompagner le processus de dégel et du retour à la confiance, a montré à Hollande qu’il se faisait de fausses idées sur Nkurunziza : il n’est qu’un petit despote qui a opté de s’accrocher au pouvoir, quel qu’en soit le prix à payer.

Afriqueeducation.com

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Une Réponse to “Burundi : Bientôt, plus de médicaments dans les hôpitaux. Le pays s’enfonce dans la crise”

  1. runglaz Says:

    A reblogué ceci sur runglaz.

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