Liquidation secondaire d’Air Afrique : Droit de réponse d’Abraham Gambouélé à Vincent Péna-Pitra Yoba

 

Abraham Gambouele.

Cité nommément par M. Vincent Péna-Pitra Yoba, tout comme deux de mes collègues, MM. Gomez De Mackanda et Elie Dominique Nkombo, comme ayant perçu indument des fonds de la liquidation de l’ex-Air Afrique, je viens, par ces quelques lignes, livrer mon droit de réponse à l’article paru dans La Semaine Africaine n°3614 du 2 août 2016 et éclairer l’opinion sur ce qui s’est passé réellement, en ce qui concerne la liquidation secondaire d’Air Afrique.

 

1- La vente de l’immeuble d’Air Afrique

Les fruits de la vente de l’immeuble d’Air Afrique situé en face de la Maison d’arrêt de Brazzaville devraient permettre au syndic de verser, à chaque agent, un acompte sur les droits de 4 millions environ, selon des simulations produites par le comité ad hoc à sa demande. Au vu de l’argent, la donne change: Monsieur Péna-Pitra Yoba va nous dire au cours d’une réunion que les autorités ne voulaient même pas qu’il nous verse quelque chose, parce que notre paiement est imminent et qu’il s’est personnellement battu pour nous obtenir un million à chacun, afin de passer les fêtes de fin d’année dans la joie (nous sommes en octobre 2013).

C’est ainsi que quelques agents seulement toucheront le fameux million qui sera, ensuite, retiré par l’audit. Et pourtant, il nous avait dit que c’était un bonus de sa part. En conclusion, les travailleurs de l’ex-multinationale n’ont rien eu sur la vente de leur immeuble. Où est donc parti l’argent?

J’ai donné d’importantes sommes d’argent aux autorités de la République et aux différents services, nous dira Monsieur Péna-Pitra Yoba. Le payement imminent annoncé n’interviendra qu’en janvier 2015. La question que nous nous posons, tous, est la suivante: l’immeuble en question, dont les dividendes ont été versées aux autorités de la République, appartenait-il à ces autorités ou à Air Afrique?

2- Les droits des agents

Les droits des agents de l’ex-compagnie Air Afrique ayant émargé au Congo, calculés par l’inspection départementale du travail en 2002, ont connu un début de payement de 40% environ, en août 2003. Il reste donc 60% à payer à tous les travailleurs ayant émargé au Congo. Personne n’a touché la totalité de ses droits. Les propos de Monsieur Péna-Pitra annonçant que 28 agents avaient déjà touché la totalité de leurs droits sont archifaux. Et depuis, il n’y aura aucun payement jusqu’en janvier 2015, lors du versement de deux milliards par la C.c.a (Caisse congolaise d’amortissement).

Comme d’habitude, dès que l’argent est là, la donne change. C’est en cabinet d’audit d’un de ses proches, en l’occurrence Rainbow Finance, qui viendra semer le désordre, en réduisant les droits des agents de 12.117.796.696 F Cfa à 7.394.632.057 F Cfa. Où ira la différence de 5.289.013.179 F Cfa, alors que l’Etat avait validé la totalité de la créance d’Air Afrique, soit plus de 18 milliards? A mon avis et connaissant l’homme, les 5.289.013.179 F. Cfa ne seront jamais reversés au trésor public, ils suivront le même circuit que les frais de justice su les payements antérieurs des trois milliards de la C.c.a, dont M. Péna-Pitra seul connaît la destination.

L’audit commis par M. Péna-Pitra coûtera 244.106.800 F Cfa à la liquidation dont 225.000.000 F Cfa ont déjà été payés, malgré l’annulation de celui-ci par la tutelle. Il reste à empocher 19.106.800 F Cfa, pendant que 28 agents ayant loyalement servi leur entreprise restent les mains vides. Comme si l’audit ne suffisait pas pour vider les caisses de la liquidation, M. Péna-Pitra s’est entouré d’une horde d’une quinzaine d’avocats et d’huissiers de justice pour ce dossier Air Afrique. Là aussi des centaines de milliards seront déboursés. Nous ne connaissons qu’un seul cabinet qui suivait le dossier, celui de Maître Armand Galiba.

Monsieur Péna-Pitra s’étonne de son interpellation. Ne sait-il pas qu’un adage dit que «les paroles s’envolent et les écrits restent»? Tout ce qui s’est passé était signalé aux autorités par des rapports et des correspondances dont il était ampliateur: qu’il sache, également, que la nouvelle République condamne la gabegie, le vol, le détournement de fonds, etc. Et ce qu’il vient de faire ne devrait pas rester impuni. Qu’il récolte ce qu’il a semé.

Abraham GAMBOUELE
Président du Comité Ad hoc des travailleurs de l’ex Compagnie Air Afrique.

Lasemaineafricaine.net

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Une Réponse to “Liquidation secondaire d’Air Afrique : Droit de réponse d’Abraham Gambouélé à Vincent Péna-Pitra Yoba”

  1. La revue de Claire Says:

    Vive la magouille

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