Faut-il « supplier » les avocats congolais pour défendre nos combattants

Nos héros et Résistants, les Combattants congolais de Paris

L’appel de Donald Empérator sur Congo-Liberty sonne le glas de notre désorganisation. Ailleurs, ces vaillants combattants qui luttent pour la libération de notre pays, allaient voir leurs compatriotes avocats se présenter spontanément à eux pour se proposer d’assurer leur défense.

Comme toujours, rien ne se fait aussi facilement avec les congolais.

Alors que Paris et sa banlieue sont le creuset d’avocats congolais, nos combattants qui sont incarcérés pour la lutte de libération nationale, en viennent quasiment à lancer une souscription pour faire face aux honoraires d’avocats.

Cette situation est insupportable!

Que nos compatriotes incarcérés sachent que l’aide juridictionnelle existe. Ce mécanisme leur permet d’être assisté par un avocat de leur choix, ou désigné par le Bureau de l’Aide de Juridictionnelle.

A la différence d’un avocat commis d’office qui est désigné par le Bâtonnier de l’Ordre des avocats qu’ils ne voient qu’à l’audience et pour lequel ils n’ont guère le choix, ils ont avec l’aide juridictionnelle la latitude de choisir leur avocat.

Incarcérés dans une procédure pénale, cette aide juridictionnelle est valable jusqu’à l’ordonnance de clôture.

Concrètement, la prison étant un lieu privatif de liberté, nos combattants n’ont pas de marge de manœuvre. Pour cela, ils doivent demander un formulaire d’aide juridictionnelle auprès d’un conseiller d’insertion et de probation ou d’un juriste du point d’accès au droit de l’établissement pénitentiaire dans lequel ils sont incarcérés.

Dans leur condition, compte tenu de leur incarcération, l’aide juridictionnelle leur est accordée de droit. Pour cela, le certificat de présence de l’établissement pénitentiaire dans lequel ils sont incarcérés suffit.

En l’espèce, s’agissant de nos combattants, et donc du Congo, il est préférable qu’ils soient défendus par des avocats congolais engagés. Pour cela, une lettre d’acceptation de l’avocat choisi suffit.

Beaucoup de nos compatriotes sont lucides. Ils savent la gravité de la situation du Congo par ce qu’ils vivent la misère, le chômage de masse, les humiliations, les fins de mois difficiles et, surtout, l’absence d’espoir de ne jamais en sortir.

Mais le dictateur Sassou-Nguesso et ses valets parlent et agissent comme dans un songe. Ils croient, et font croire, que la réalité est soumise à leurs désirs, oubliant que la donne a changé.

La jeunesse africaine est mobilisée. L’alternance est une gageure. Plus rien ne sera comme avant. Les braqueurs électoraux et leurs complices n’auront plus la vie facile. Ils vivent dans un monde virtuel, tout en vivant physiquement dans un monde réel. Ce don d’ubiquité n’est plus pour longtemps.

Nos faiblesses, nos errances, nos querelles stériles, nos divisions et nos égos farfelus ne font que renforcer la dictature de Sassou-Nguesso. Le fruit est mûr. Pourquoi tarde-t-il à tomber? A cause de notre manque de courage et de nos trahisons.

L’incarcération de nos compatriotes combattants est un test. Allons-nous être solidaires, ou allons-nous les abandonner à leur triste sort?

Faute d’organisation, les congolais de bonne volonté peuvent faire parvenir leur mandat cash directement à la maison d’arrêt. Pour cela, il peuvent me contacter à mon adresse mail qui suit, afin de leur communiquer les noms prénoms et numéro d’écrou des prévenus : minguabiango@gmail.com ; ou à celle de donaldemperator@yahoo.fr

Ne pouvant disposer de l’argent en détention, un compte nominatif est ouvert à leurs noms. Ce qui leur permettra de cantiner, c’est-à-dire d’acheter à l’extérieur par le biais de la cantine extérieure ce dont ils ont besoin.

L’unité doit et devrait être notre socle. Nos failles font la force du dictateur et de ses soudards. Changer de braquet est un impératif.

N’abandonnons pas nos combattants comme nous l’avons fait lâchement pour le général Mokoko qui a quitté son confort de Bangui pour tenter de faire libérer le pays des fourches caudines du dictateur Sassou-Nguesso.

Nos combattants et d’autres compatriotes sont conscients que nous devons nous prendre en main, refuser les discours lénifiants, les intimidations de tous ordres et les promesses vides.

Cet épisode de l’incarcération des nôtres, permettra inéluctablement aux uns et aux autres de passer de la parole aux actes.

« Agir est tout à fait autre chose que parler avec éloquence, et tout à fait autre chose que parler avec ingéniosité ».

Si nous sommes incapables d’aider financièrement nos combattants en prison, alors, arrêtons la lutte !

 

 

Congo-liberty.com par Mingwa BIANGO

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Une Réponse to “Faut-il « supplier » les avocats congolais pour défendre nos combattants”

  1. Bouesso Says:

    C’est le propre des Congolais…

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