Gabon : BOA est-il en mesure de commencer à régler ses comptes ?

Parce qu’on est fâché d’avoir chopé la fièvre, on casse le thermomètre au lieu d’aller voir un bon médecin. En engageant, à nouveau, le Gabon, dans cette voie (sans issue), qui est celle de son premier septennat, on n’a pas besoin de faire Sc-Po (à Omar Bongo) pour savoir que le pays laissé, en paix, par le patriarche prend, résolument, une mauvaise pente. Pour ce deuxième septennat. Est-il, donc, vrai comme disent ses détracteurs que BOA est un « enfant gâté », totalement, inapte à la fonction présidentielle ?

Car pour quelqu’un qui voudrait séduire les Gabonais (dont la grande majorité le hait foncièrement), la brutalité et les méthodes d’une autre époque, celle de son premier septennat, qu’il use, actuellement, seraient, plutôt, à proscrire.

De quoi est-il question ? Plusieurs personnes dont des journalistes ont été interpellées, jeudi, 3 novembre, matin, au siège du journal, Echos du Nord, dans la capitale Libreville. Echos du Nord est ce tri-hebdomadaire (non aligné), qui empêche le petit dictateur de tourner le Gabon en bourrique à partir de son vaste et immense Palais du Bord de Mer. Si les journaux comme Echos du Nord n’existaient pas au Gabon, il aurait fallu les créer. Tout comme L’Aube et la Loupe, deux excellents confrères que Maixent Accrombessi avaient, vainement, cherché à faire disparaître des kiosques, quand cet ancien directeur de cabinet présidentiel dirigeait le Gabon, d’une main corrompue, comme son champ d’hévéa, Echos du Nord fait vivre la démocratie gabonaise à travers un débat politique digne, au point qu’il fait irriter les poils de quelques puissants. S’attaquer à ces trois confrères, c’est cibler tous les journaux du monde qui s’intéressent au Gabon et aux Gabonais. Il est peut-être grand temps qu’on le comprenne au Palais du Bord de Mer.

Des hommes armés en civil sont entrés dans la salle de rédaction d’Echos du Nord, alors que ses journalistes bouclaient l’édition à paraître, aujourd’hui, a indiqué Wilfried Kombé-Nziengui : « Ils ont embarqué tout le monde, une vingtaine de personnes. Ils étaient armés de pistolets automatiques », a-t-il témoigné, après avoir réussi à se cacher.

Selon certaines sources, BOA, qui vit (c’est connu) dans la phobie du coup d’état, aurait vu sa température monter jusqu’à 41° en lisant Echos du Nord dont un des articles annonçait, justement, l’imminence d’un coup de force (militaire).

BOA devrait, tout de même, savoir que le journal Echos du Nord n’est que le thermomètre qui mesure la fièvre du malade. Rien de plus. Ce n’est pas en le cassant qu’on va guérir le mal. En tant que chef d’Etat désigné par la Cour constitutionnelle (mais non reconnu par le peuple du Gabon), il lui revient de trouver des solutions adéquates qui puissent convenir à tout le monde. Sans instaurer la parole unique.

Afriqueeducation.com

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3 Réponses to “Gabon : BOA est-il en mesure de commencer à régler ses comptes ?”

  1. La petite revue de Claire Says:

    Eh ben

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