RDC: neuf morts dans des violences à Kinshasa mardi puis affrontements meurtriers dans le centre du pays

Kinshasa – Neuf personnes ont été tuées dans des violences à Kinshasa mardi, jour qui marque la fin du mandat du président Joseph Kabila, a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo.

A Kinshasa, il y a eu neuf morts, pas un seul de plus, a dit le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende.

Peu avant, la Mission de l’ONU au Congo (Monusco) a indiqué à l’AFP enquêter sur des informations crédibles faisant état d’une vingtaine de tués dans la capitale congolaise.

Parmi eux, six pillards ont été tués par les gardes commis à la protection des magasins et entrepôts, un policier a été tué par balles et deux dames atteintes par des balles perdues, a détaillé M. Mende.

Des violences meurtrières ont éclaté mardi à Kinshasa et dans plusieurs villes de RDC, au jour de l’échéance du mandat de M. Kabila, qui entend toutefois se maintenir au pouvoir après que l’élection présidentielle prévue cette année a été reportée sine die.

Dans la capitale, de premières échauffourées ont débuté lundi peu après minuit, avec des coups de feu entendus dans plusieurs quartiers pour faire taire des concerts populaires de sifflets et casseroles en signe de protestation contre le pouvoir.

Mardi matin, de nouvelles violences, avec notamment des tirs, ont été rapportés dans plusieurs quartiers, mais un retour au calme se dessinait en fin d’après-midi.

Deux personnes ont également été tuées et trois blessées à Lubumbashi, deuxième ville du pays, dans des affrontements entre manifestants et la police, selon le gouverneur de la province locale du Haut-Katanga.

A Manono (480 km au nord de Lubumbashi), six personnes ont été tuées et 125 blessées dans un affrontement entre Pygmées et Bantous, récurrents dans cette zone, selon des sources concordantes.

 

RD Congo: affrontements meurtriers entre l’armée et une milice dans le centre du pays
Des affrontements meurtriers ont éclaté mardi entre l’armée et une milice à Kananga, ville du centre de la République démocratique du Congo, au jour marquant la fin du mandat du président Joseph Kabila, ont indiqué des sources officielles, sans donner de bilan précis.

Il y a eu échange de coups de feu entre les miliciens de Kamwina Nsapu et les FARDC (l’armée congolaise, Ndlr) aux alentours de l’aéroport de Kananga, capitale de la province du Kasaï-Central, a déclaré à l’AFP le colonel Jean de Dieu Mambwene, porte-parole de l’armée dans la région.

Il y a eu mort d’hommes de part et d’autre. (…) Nous avons tué beaucoup de miliciens, a-t-il ajouté, tout en refusant d’avancer un nombre de morts qui, selon lui, doit être donné par les autorités politico-administratives. Ces dernières restaient injoignables mardi soir.

Kamwina Nsapu était un chef traditionnel tué en août après s’être rebellé contre le gouvernement de Kinshasa.

Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende a affirmé qu’il n’y a rien à Kananga, seulement une tentative d’incursion repoussée par les forces de sécurité.

Mardi après-midi, un mouvement de panique a saisi la population de Kananga, où des tirs d’armes légères et détonations d’armes lourdes ont été entendus pendant plus de deux heures, selon des habitants.

Il y a des crépitements de balles au quartier plateau, situé non loin de l’aéroport, à l’est de la ville, avait déclaré l’AFP une employée du secteur associatif jointe par téléphone depuis Kinshasa. Je suis dans la maison, il n’y a pas moyen de sortir, disait-elle.

Les transports ne se voient plus, avait ajouté le responsable d’un média local, parlant, comme cette habitante, de tirs à l’arme lourde et d’AK-47 dans la zone de l’aéroport.

Un prêtre catholique a décrit pour sa part des scènes de panique et une fuite des habitants des quartiers proches de l’aéroport devant ces affrontements.

Fin septembre, des partisans de Kamwina Nsapu avaient réussi à prendre le contrôle de l’aéroport de Kananga pendant plusieurs heures avant d’en être délogés par l’armée au cours d’affrontements ayant fait une centaine de morts.

Mardi marque le dernier jour du second mandat du président congolais Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter. Faute de tenue de la présidentielle dans les temps, M. Kabila entend rester en poste jusqu’à une passation de pouvoir avec un nouveau président élu.

Dans la matinée de mardi, des troubles ont éclaté à Kinshasa et à Lubumbashi, la deuxième ville du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 20 décembre 2016 19h35)   

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