Congo: Mort du colonel Marcel NTsourou à Brazzaville

Décès du Colonel Marcel NTSOUROU, à l’âge de 60 ans,  ce 17 Février 2017 entre la maison d’arrêt et l’hôpital militaire. Le Colonel Marcel NTSOUROU serait mort par poison, il aurait vomi du sang toute la nuit.

« M. Ntsourou est tombé dans sa cellule vers 11 heures. Il est entré dans un profond coma. Dans le véhicule qui le conduisait à l’hôpital militaire pour une réanimation, il a vomi abondamment du sang. Il a finalement rendu l’âme », a ajouté à l’AFP une source pénitentiaire qui a requis l’anonymat.

« Je confirme que le colonel Marcel Ntsourou est décédé. Son corps est en train d’être acheminé à la morgue. J’ignore ce qui s’est réellement passé parce que je n’ai pas eu accès à son dossier médical », a déclaré Me Eric Yvon Ibouanga.

En septembre 2014, cet officier natif de Lékana  (centre du Congo), comme André Okomi Salissa aussi détenu à DGST, avait été jugé et condamné pour « rébellion, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, assassinat, coups et blessures volontaires et association de malfaiteurs » par la chambre criminelle de la cour d’appel de Brazzaville.

Ancien N°2 du conseil national de la  sécurité, le défunt est incarcéré depuis 2014 pour atteinte à la «sûreté de l’Etat»

Présenté comme un des artisans de la victoire militaire du président Sassou N’Guesso en 1997 face aux troupes de Pascal Lissouba (président de la République de 1992 à 1997), Marcel Ntsourou est tombé en disgrâce pour avoir tenu des propos malveillants à l’endroit du président de la République

En 2012 Marcel Ntourou, numéro deux du Conseil national de sécurité est interpelé suite à l’affaire des explosions du 4 mars 2012 qui ont occasionné un peu plus de 300 morts d’énormes dégâts matériels et plus de 14.000 sans-abris.

Lors du procès organisé à la suite, le colonel Marcel Ntsourou est condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis, malgré sa contestation de son implication dans cette affaire en soulignant que l’on veut lui porter ce fardeau pour les erreurs commises par d’autres personnalités politiques du pays.

Insatisfait du traitement qu’il lui a été réservé, il intervient quelques mois après le verdict du procès des affaires des explosif de Mpila sur une radio étrangère à propos des affaires des disparus du Beach de Brazzaville de 1999, où près de 350 réfugiés congolais qui rentraient au pays, ont disparu au port de Brazzaville en promettant de coopérer avec la justice française pour faire la lumière sur cette affaire.

A l’énoncé du verdict du procès, le 12 septembre 2014, Marcel N’Tsourou dégradé au rang de soldat de première classe était gardé à la maison d’arrêt de Brazzaville jusqu’ ‘à sa mort survenue ce vendredi à l’hôpital des armées de Brazzaville.

La nouvelle est tombée cette fin de matinée comme une traînée de poudre à Brazzaville. Le colonel Marcel Ntsourou, arrêté le 16 décembre 2013, au terme de violents affrontements entre ses miliciens et l’armée, à son domicile sis en plein centre-ville, qui avaient fait 22 morts, après qu’une perquisition à son domicile ayant tourné à la guérilla urbaine.

Originaire du département des Plateaux comme André Okombi Salissa, la mort de Marcel N’Tsourou suscite déjà en sourdine des réactions hostiles à Brazzaville dès l’annonce de sa mort.

Prisonnier politique, son décès a été constaté par deux communiqués:

« Il a été cliniquement constaté le décès » du colonel Marcel Ntsourou « suite à un arrêt cardiorespiratoire », indique un communiqué signé du Médecin Général Pascal Ibata, Directeur central des services de santé des armées (hôpital militaire) de Brazzaville.

Dans un autre communiqué, le procureur de la République de Brazzaville, André Ngakala Oko, a annoncé avoir « ordonné à la police judiciaire d’ouvrir une enquête et de procéder immédiatement à l’audition de M. Franck Mbani, neveu et codétenu de Marcel Ntsourou, pour élucider les circonstance de la survenance inopinée du malaise » ayant conduit à la mort de cet officier natif de Lékana (centre du Congo).

 

Photo de BrazzaNews.
 
 
 

Le corps du colonel Marcel Ntsourou vient de quitter l’hôpital militaire pour la morgue du CHU. Impossible de passer par la morgue . Le centre ville de Brazzaville s’est vidé.

 

Photo de BrazzaNews.
Ref-image: la morgue de Brazzaville bloquée par les miliciens

Brazzanews.fr avec Lemonde.fr et AFP

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3 Réponses to “Congo: Mort du colonel Marcel NTsourou à Brazzaville”

  1. voulaah Says:

    Ca finit mal toujours comme ca ces prisonniers politiques
    Le plus ecoeurant c’est que s’ils sont emprsonnés pour des actes pour la bonne cause et qui fait peur aux dirigeants
    c’est le cas dans mon île

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