Congo: Du rififi autour du cadavre du Colonel Marcel Ntsourou à la morgue centrale de Brazzaville

 

Depuis l’assassinat du Colonel Marcel Ntsourou dans sa cellule à la Maison d’Arrêt de Brazzaville,, on joue et danse Ekongo, folklore rituel mbossi, dans la résidence de Denis Sassou Nguesso qui se trouve au passage à niveau après le bureau de la compagnie de téléphone Azur, au centre-ville de Brazaville.
Comme on le voit dans Le Pleurer Rire de Henri Lopèz, on danse Ekongo pour sabler du sang à l’occasion de l’assassinat d’un grand homme. Danser Ekongo inspire au calme, à la quiétude et à la tranquilité. Sa musique est pour les mbossi ce que le chant grégorien est pour les catholiques. C’était ainsi pour l’assassinat du Président Marien Ngouabi.
Cette batisse, dis-je, est située à gauche, lorsqu’on revient de Ex-Carole Fleurs. Elle a des murs qui comportment des figures géométriques triangulaires, symboles de la franc-maçonnerie.

Depuis l’assassinat du Colonel Marcel Ntsourou, des barons du pouvoir, membres du gouvernement et hauts dignitaires du PCT (Parti Congolais du Travail) parmi lesquels de nombreuses personnalités les plus influentes du régime, des cadres supérieurs civils et militaries, tous franc-maçons, y entrent et sortent.

C’est que “les mauvaises habitudes ont la vie dure”. Pire encore lorsque celui qui les a, est un sanguinaire qui, tel une sangsue, se gaverait du sang de ses compatriotes qu’il boirait et dont il se laverait avant ses sorties publiques.
Ces va et vient entre la résidence du grand maitre préfigurent ce qui se passe à quelques kilometres de là, plus précisement à la morgue centrale de Brazzaville où se trouve gardé le corps du Colonel Marcel Ntsourou, tombé en disgrâce avec le régime de Denis Sassou Nguesso dont la haine congénitale pour les congolais en général et le peuple téké en particulier, n’est plus à démontrer.
Est-ce ce qui justifierait pourquoi depuis son assassinat, toutes les rues menant à ladite morgue sont fermées au public ? Est-ce ce que garde en secret le régime qui même permettait pas l’accès auprès de la morgue à de paisibles passants qui pour certains habitent dans ses environs ? Sinon, pourquoi le pouvoir tenait-il mordicus à ne livrer que zinqué à la famille le corps du Colonel Marcel Ntsourou ? Le comble du ridicule, Denis Sassou Nguesso en a même imposé le jour de l’enterrement !
Et comme si cela ne suffisait pas, il maintient qu’il n’est pas question que le corps aille à la maison comme de tradition, ou bien qu’il soit transporté à Lékana en camion, privant ainsi les populations téké situées le long de la route menant jusqu’à Lagué, où sera inhumé Marcel Ntsourou de lui rendre un dernier hommage digne de son rang et de leur affection pour ce grand cadre militaire hors pair.
Ses enseignants russes l’appelaient “un génie”, à en croire l’un de ses condisciples, visiblement choqué:
“Je reconnais tes compétences, grand officier aimant l’ordre et la discipline; ton caractère ne pouvait que t’attirer des ennuis et des inimitiés.
Brave, les russes reconnaissent tes dons et disaient que tu es un génie mais au milieu des ténèbres les génies n’ont pas leur place.
Je serai heureux de te revoir pour parler de notre école des cadets, de l’histoire militaire de la Russie, de Napoléon Bonaparte, de Omaley, des espions russes et allemands que tu aimais lire”.                                                                                                                                                                                                                                                      Pourquoi le pouvoir de Brazzaville a-t-il continué à faire du chichi même pour montrer le cadavre du Colonel Marcel Ntsourou à sa famille biologique s’il ne se reproche rien ? Le cadavre d’un mort, fut-il un prisonnier de conscience, tel le Colonel Marcel Ntsourou,  n’appartient-il pas à sa famille ?
Et pour ajouter la gifle à l’insulte, Thierry ou TUERIE Moungalla, porte-parole du pouvoir sanguinaire du Congo-Brazzaville, s’en orguellit que le pouvoir ait remis deux hélicoptères puis des militaries qui iront accompagner la dépouille de Marcel Ntsourou dans son village.
Qui les a réclamées ? A qui profite le crime ?
La vraie raison, c’est pour surveiller que le cercueil zinqué ne soit pas ouvert et que les travaux de la pierre tombale aient lieu immédiatement, même si l’on ne les termine pas, question de se rassurer que la famille ne voit pas le corps du colonel Assassiné.
Eh bien, nous sommes en mesure de révéler, ces derniers jours, un comportement on ne peut atypique autour du casier qui contient le corps du Colonel Marcel Ntsourou à la morgue. Deux médecins militaires et le général Pascal Ibata s’activent à couper la langue de l’illustre disparu, son cœur et son phallus.
Ces parties du corps sont nécessaires pour les pratiques rituelles maçonniques. Il nous souviendra qu’en 1988, Denis Sassou Nguesso avait sorti un canif de sa poche et coupé puis empoché le pénis de Pierre Anga qui lui tenait aussi tête.
Le 16 Décembre 2013, le jour des attaques contre le domicile du Colonel Marcel Ntsourou, un grand commerçant originaire de à Lékana du nom de Louami, avait été abattu sans cause par des militaires à la Gare centrale de Brazzaville alors qu’il revenait de la Caisse de Retraites des Fonctionnaires (CRF).
Là aussi, la famille s’activa pour aller enterrer le corps; manque de pôt, Florent Ntsiba et Denis Sassou Nguesso s’intercallèrent: “Tout sauf ça !”
Au finish, ils remirent le corps zinqué à la famille du défunt avec pour consigne de ne pas l’ouvrir, en plus d’une somme de 20 millions. Monsieur Louami était aussi originaire de Lagué, comme Marcel Ntsourou.
Après quelques jours, profitant d’une accalmie, la famille alla déterrer le cadavre et de couper le zinc. Quelle ne fut pas sa stupéfaction de ne trouver qu’un cercueil rempli de briques. Où étaitt parti le corps ? Il ne fallait pas etre Florent Ntsiba ou Denis Sassou Nguesso pour comprendre que la dépouille de Louami avait dû prendre certainement la direction d’Oyo, si ce n’est celle de la loge des franc-maçons à Diata, si ce n’était celle de la chambre des fetiches au Palais du people ou dans l’une des nombreuses villas de Denis Sassou Nguesso.
Comme d’habitude hélàs, l’enfant de maman Mouébarra était à l’étranger, cette fois en Afrique du sud pour assister sommet de l’Union Africaine, comme à chaque fois qu’il se passe quelque chose d’insolite.
Florent Ntsiba qui ne croit qu’aux fétiches aurait fait pareil pour le fils du voisin immédiat de ses parents à Ebongo, un quartier de Lékana. “Le fils du vieux Opfa, jeune frère du défunt Copa, oeuvrait dans les chantiers de construction à Oyo lorsqu’il fut abattu tel du gibier par on ne sait qui.
Florent Ntsiba  tel un bon samaritain de mauvais goût, offra de prendre en charge les funérailles. En contrepartie, il exigea de faire zinquer le cercueil. Celui-ci fut enterré à Lekana, et des militaires envoyés sur place empêchèrent l’ouverture du cercueil. C’était il y a presque dix ans.
A l’annonce de l’assassinat de son fils, maman Nguilii, c’est ainsi qu’on l’appelle, a fait une très grave crise d’hypertension dont elle ne s’en est jamais remise jusqu’à nos jours. Au contraire, bien que malade, elle continue de porter le deuil de son fils assassiné. Ses larmes ne sont jamais sèches.
Autant de souffrances infligées à de paisibles et pauvres familles par Denis Sassou Nguesso, lui dont la femme Antoinette Sassou Nguesso, n’a pas de coeur. Est-ce ce qui explique pourquoi sa femme n’éprouve pas de peine comme des milliers de mamans congolaises dont lui son mari Denis Sassou Nguesso tue les enfants pour ses pratiques rituelles ?  Est-ce nous qui l’avons rendue sterile ? La petite institutrice au salaire pompeux de 50 millions de Francs mensuels ne comprend t-elle pas assez que dans la vie l’on ne peut pas tout avoir ?
C’est le moins que l’on puisse se demander. Aujourd’hui c’est le tour du corps du Colonel Marcel Ntsourou de vivre ce qui s’apparente ainsi à sa deuxième mort, ce malgré de loyaux services rendus à ce pouvoir, pour ramener au pouvoir cet hitler dans sa version congolaise.
La roue de l’histoire ne tourne jamais dans un sens ascendant. Qu’Antoinette Sasou Nguesso se souvienne de l’exécution, en 1989, de Nicolae et de Helena Ceaueşcu.
En Afrique, l’assassinat du Général ivoirien Robert Guéï et de sa femme Rose Doudou Guéï le 26 Octobre 2000 est encore trop récent pour être oubliée.
Il n’est plus loin ce jour où les congolais danseront sur les corps sans vies de Denis Sassou Nguesso et sa femme Antoinette aux cris des oufs, enfin….que l’on est libre ! Il ne faut jamais sous-estimer la colère d’un peuple trop longtemps martyrisé !
 Au Congo Brazzaville, les conditions d’un coup d’état sont aujourd’hui réunies, mais qui va le faire ? Une chose est certaine, nous ne nous soumettrons jamais. Denis Sassou Nguesso va diriger debout.
“Ils sont tous peureux” a relevé le Colonel Marcel Ntsourou, avant de renchérir: s’agissant des AET, “je leur lance un défi, même à titre posthume !
Et notre informatrice de conclure: ”Lorsque vous parlez des AET, cela me fait rire. Le Général Jacques Antoine Bouity, qui a au moins la troupe, n’est-ce pas lui qui passe le plus clair de son temps à la rue Bouzala, à Ouenzé ? A force de trop lécher le derrière de cette femme, il risquerait de s’enfler la bouche comme dans les contes de fée. Ah les généraux congolais et leur foutue armée !” la jolie femme militaire, capitaine de grade, a éclaté de rire.

Zenga-mambu.com par Lieutenant Etienne Ngassongo

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