Affaire Fillon : «Pauvre France…», s’indigne Jean-Louis Debré

L'ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré

L’ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Pour l’ancien président du Conseil constitutionnel, François Fillon est un «homme acculé, aux abois». «C’est pathétique», s’agace cette figure de la droite qui ne retient pas ses formules acerbes.

Jean-Louis Debré est désemparé par le climat politique alors que le premier tour de l’élection présidentielle a lieu dans moins de 50 jours… Bien sûr, c’est la tournure prise par la candidature de François Fillon qui inquiète en premier lieu l’ancien président du Conseil constitutionnel. «Mercredi, François Fillon aurait dû se retirer, au lieu de se livrer à une conférence de presse consternante», déclare dimanche cette figure de la droite au Parisien-Aujourd’hui-en-France. «En quittant l’élection présidentielle, il aurait évité que son camp se déchire en public. Mais non, il est resté, sans doute sous la pression de ses courtisans qui se voyaient déjà ministres s’il entrait à l’Elysée. Le résultat, c’est un homme acculé, aux abois, et la défaite annoncée de son parti. C’est pathétique…», insiste ce proche de Jacques Chirac.

Pour Jean-Louis Debré, l’ancien premier ministre devrait «se conformer à sa déclaration, faite sans que personne ne le lui demande, de ne pas se présenter s’il était mis en examen». «C’est justement ce que les Français reprochent aux politiques: ne pas faire ce qu’ils ont promis», glisse-t-il. «Il avait lui-même demandé que la justice aille rapidement. Et maintenant, il tape sur l’institution judiciaire qui enquête sur ses agissements… C’est un spectacle triste, médiocre et inquiétant, qui me touche particulièrement en tant qu’ancien magistrat», martèle l’ancien ministre de l’Intérieur.

Pas question pour lui de se rendre au Trocadéro pour le rassemblement de soutien à François Fillon prévu dimanche après-midi. «Je suis surtout très préoccupé par ce rassemblement initialement organisé pour dresser le peuple contre la justice et la presse. Ça, c’est le propre de l’extrême droite, pas de la droite républicaine. Pauvre France… Il est temps que la classe politique de droite se renouvelle», s’indigne Jean-Louis Debré.

Devenu hostile à la candidature de François Fillon, Jean-Louis Debré ne sait plus à quel candidat se vouer… Certainement pas Emmanuel Macron, «un “produit” électoral médiatique, un attrape-tout par défaut». «Un président doit être élu sur une dynamique d’espérance, sur le rêve d’un avenir partagé… et (les candidats en présence) nous offrent une République de cauchemar. Je pense à la chanson de Gilbert Bécaud: “Et maintenant que vais-je faire?”. Je n’ai pas encore trouvé de réponse, et pourtant, il n’est pas question de ne pas aller voter.»

Lefigaro.fr par Tristan Quinault Maupoil

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Une Réponse to “Affaire Fillon : «Pauvre France…», s’indigne Jean-Louis Debré”

  1. Bouesso Says:

    Dans les dédales de la politique française…

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