Congo: La grande offensive de Sassou pour tuer Ntoumi est un désastre : déjà 200 soldats tués

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Cette « Mère des Batailles » comme l’ont appelé les miliciens nsiloulous du pasteur, Ntoumi, s’est déroulée dans Mayama et ses environs : près de 200 soldats et miliciens du dictateur, selon la résistance, y ont laissé leur vie (sur notre photo, la une du numéro 452 d’Afrique Education actuellement chez les marchands de journaux ; Congo-Brazzaville : Reprise de la guerre civile). Cette bataille s’est déroulée le 1er mai, jour de la fête du travail. Il faut dire que les combattants du pasteur ont été aidés par les « faiblesses » (pour ne pas dire plus) des soldats du dictateur : le bombardement de ces derniers par un hélicoptère (par pure erreur) n’a pas arrangé les choses. Résultat, Sassou n’a pas trouvé mieux que de couper le téléphone dans tout ce secteur. Depuis, plus moyen de communiquer pour savoir ce qui s’y passe. D’autre part, le calvaire des 400 à 500 villageois de Kibossi continue depuis 4 mois que l’armée encercle leur village. Il s’agit d’une communauté chrétienne, la communauté louzolo, qui est semblable à la communauté kimbanguiste, que le dictateur a mise dans son collimateur.

Ce n’est pas tout : selon certaines sources, à ce jour, plus de 400 localités du département du Pool auraient ni plus ni moins été rayées de la carte. Les massacres en vase clos font rage au point où le dictateur ne peut aucunément faire appel ni à un médiateur extérieur encore moins à une enquête internationale. La CPI (Cour pénale internationale) lui tendrait, largement, les bras. Mais, tôt ou tard, il sera coincé : la vérité finit, toujours, toujours, par triompher.

Ce chiffre de 200 morts n’est pas le premier. Une semaine, avant ce désastre, c’est plus de 150 miliciens que Sassou avait perdus, toujours dans les environs de Mayama. L’état-major cache (comme il peut) l’ampleur des pertes humaines qui commencent à être considérables. Mais ça gronde, déjà, dans les casernes, mais aussi, au sein des unités qui sont envoyées dans le Pool. En effet, les soldats envoyés sur ce théâtre de la mort ne savent pas pourquoi ils y sont, pour une guerre qui profite à qui, pour quel intérêt ?

Le dictateur, lui-même, se barricade. Lors de la cérémonie de deuil des neuf militaires organisée au stade la semaine dernière, il avait, contre toute attente, annulé sa présence au dernier moment par crainte de se faire tirer dessus. Malgré le gilet pare-balles dont il s’était paré. Beaucoup de ministres qui devaient y assister avec lui, en ont profité pour rester, aussi, chez eux. L’endroit était vraiment dangereux…

Le dictateur en livrant, la semaine dernière, ses soldats et miliciens, à l’abattoir (du Pool), leur a dit qu’il voulait qu’ils lui ramènent le pasteur Ntoumi mort ou vif. Mais, les nouvelles qui lui parviennent du front montrent au contraire que c’est la capitale Brazzaville qui risque de tomber dans quelque temps.

Qui aurait cru aux révélations de Me Massengo-Tiassé, qui avait eu le courage de dénoncer les premiers bombardements du dictateur, qui avaient fait de nombreuses victimes dont les sept qu’il avait enjambées dans le village de Kampa, proche de Mbamou, une localité restée célèbre pour avoir abrité le petit séminaire catholique ?

Afriqueeducation.com

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