Trump, de la paix au Vatican au terrorisme à l’Otan

Le président américain Donald Trump (c), son épouse Melania (g) et le pape François (d), le 24 mai 2017 au Vatican / © POOL/AFP / Alessandra Tarantino

Le président américain a rencontré mercredi le populaire pape François au Vatican, un face-à-face insolite conclu sur un appel à la paix, avant d’atterrir à Bruxelles pour un sommet jeudi à l’Otan, où il devrait évoquer la lutte antiterroriste.

« C’est l’honneur d’une vie de rencontrer sa sainteté le pape François. Je quitte le Vatican plus déterminé que jamais à œuvrer pour la paix dans notre monde », a twitté Donald Trump juste avant de s’envoler pour Bruxelles.

Le président américain a atterri à 16H15 (14H15 GMT) dans la capitale belge – une ville qu’il qualifia un jour de « trou à rat » – placée sous haute sécurité.

Il y rencontrera jeudi matin les dirigeants de l’Union européenne, puis participera à sa première réunion de l’Otan. Des rencontres attendues avec fébrilité par les Européens, qui espèrent qu’elles permettront de dissiper les désaccords. Ses critiques contre l’Alliance atlantique, qu’il avait jugée « obsolète » avant de se rétracter, ont semé le doute à Bruxelles.

– ‘La paix dans le monde’ –

Au Vatican, le milliardaire et le « pape des pauvres », deux hommes aux antipodes, d’abord un peu tendus, sont apparus plus à l’aise à l’issue de leur entretien d’une demi-heure dans la somptueuse bibliothèque des appartements pontificaux.

« Merci, merci, je n’oublierai pas ce que vous avez dit », a lancé Donald Trump en prenant congé de son hôte. Plus tard, en marge d’une rencontre avec le gouvernement italien, il s’est exclamé: « C’est vraiment quelqu’un! ».

Pour sa part, le Vatican n’est pas sorti d’un bref communiqué au langage très policé, évoquant des « discussions cordiales » et « la satisfaction de bonnes relations bilatérales ».

Et le pape a voulu pointer un « engagement commun en faveur de la vie et de la liberté religieuse et de conscience ».

M. Trump a autorisé des entreprises à refuser de financer la prise en charge de la contraception de leurs employés, bloqué le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement et nommé à la Cour suprême un juge conservateur étiqueté anti-avortement.

De quoi faire plaisir à la moitié conservatrice de l’électorat catholique qui a voté pour lui, mais aussi au pape. Car malgré son image de « révolutionnaire », François reste un strict gardien de la tradition sur les questions éthiques.

Mercredi, les deux hommes ont aussi échangé sur « la promotion de la paix dans le monde », dont « le dialogue interreligieux » au Moyen-Orient.

Le Saint-Siège s’est permis seulement une vague allusion aux barrières à l’immigration, point de discorde le plus flagrant entre Trump et le pape, en souhaitant une « collaboration sereine » entre la Maison Blanche et l’Eglise catholique américaine dans son service pour la santé, l’éducation et les migrants.

De prime abord, pourtant, les sujets de dissension sont innombrables.

Le pape, pourfendeur de la prolifération des armes et du libéralisme qui exclut les plus faibles, a-t-il évoqué les contrats de 110 milliards de dollars de vente d’armement signés samedi à Ryad ou les coupes budgétaires prévues aux Etats-Unis dans les programmes sociaux ? Ou encore la question du changement climatique ? Mystère.

Le président républicain a offert au pape les cinq livres écrits par Martin Luther King, dont l’un signé de la main du prix Nobel de la paix.

François a pour sa part remis à M. Trump un médaillon symbole de paix. « Je vous le donne pour que vous soyez un instrument de paix », a-t-il expliqué.

– Les Européens dans l’expectative –

Immédiatement après la rencontre, François est allé tenir sa traditionnelle audience hebdomadaire du mercredi, sans faire aucune allusion à son rendez-vous matinal.

M. Trump a pour sa part eu le privilège d’une visite privée de la chapelle Sixtine et de la célèbre basilique, chef-d’oeuvre de Michel-Ange et du Bernin.

Avec ce rendez-vous, le président américain clôture son tour des trois grandes religions monothéistes, après un discours sur l’islam en Arabie saoudite et une visite au mur des Lamentations à Jérusalem.

A Bruxelles, où il doit passer une trentaine d’heures, il enchaînera les tête-à-tête avec les dirigeants européens, notamment le président du Conseil européen, Donald Tusk, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le nouveau président français Emmanuel Macron.

Jeudi près-midi, il est attendu par les 27 autres chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan, institution que M. Trump a sévèrement critiquée, au nouveau siège de l’Alliance atlantique.

Ses alliés attendent de ce sommet qu’il soit l’occasion pour lui de leur assurer l’engagement sans faille des Etats-Unis en faveur de la sécurité de l’espace euro-atlantique.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2017 17h11)                

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Une Réponse to “Trump, de la paix au Vatican au terrorisme à l’Otan”

  1. Bouesso Says:

    Un trump pour la paix nécessite beaucoup de sagesse

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