L’écrivain espagnol Juan Goytisolo est mort

 

Le romancier et essayiste, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, dont une vingtaine de romans, est mort dimanche, à l’âge de 86 ans.

Goytisolo, en avril 2015. Abraham Caro Marin / AP

Il y avait pour Juan Goytisolo, qui est mort le 4 juin, à l’âge de 86 ans, à Marrakech, deux sortes d’auteurs : les littérateurs, « ceux qui conçoivent leur tâche comme une carrière », et les écrivains, « ceux qui la vivent comme une addiction ». Se rangeant dans la seconde famille, celle des « incurables apprentis en écriture », le romancier et essayiste espagnol, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, dont une vingtaine de romans, avait depuis longtemps renoncé à briguer les honneurs du microcosme littéraire.

S’il accepta, en avril 2015, le prix Cervantes, la plus haute récompense littéraire espagnole, il ne la jugea pas moins comme un « coup d’épée dans l’eau (…), une célébration inutile ». Mais quel bel hommage pour cet homme, qui se disait de nationalité cervantine plus qu’espagnole.

Courant du réalisme social

Né le 6 janvier 1931 à Barcelone dans une famille bourgeoise, conservatrice et monarchiste, Juan Goytisolo grandit entre deux frères qui, comme lui, deviendront écrivains (le poète José Agustin Goytisolo et le romancier Luis Goytisolo).

Sa mère est tuée dans un bombardement de l’aviation franquiste pendant la guerre civile, alors qu’il n’a que 7 ans ; elle lui laisse une bibliothèque pleine d’auteurs (Proust, Gide, Anouilh…), qu’il dévorera à l’adolescence. Malraux, Dos Passos, Faulkner, Voltaire ou encore Dostoïevski font aussi partie de ses auteurs de chevet.

Poussé à suivre des études de droit par son père, franquiste convaincu, Goytisolo nourrit l’idée de devenir diplomate pour échapper à « l’atmosphère étouffante » du régime du Caudillo.

Ses convictions communistes sont déjà bien ancrées. Ses deux premiers romans, Jeux de mains, publié en 1955, et Deuil au paradis, paru un an plus tard, s’inscrivent dans le courant du réalisme social.

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