Droit de réponse de notre Cher journaliste engagé Elie Smith suite à l’interview de Monsieur 8% sur TV5

 

Denise Époté accorde une interview complaisante à son  » ami Sassou »
À un moment donné, j’en viens à me demander pourquoi suis-je journaliste?
Je connais bien le terrain rocailleux de Brazzaville, où l’argent de la corruption circule bien dans les milieux de la presse. Et d’ailleurs que les correspondants de la presse internationale émargent bel et bien à la présidence de la République, notamment chez la puissante Claudine SASSOU Nguesso, conseillère en communication de son père de président.

Pendant mon séjour à Brazzaville, j’ai vu des journalistes de Rfi, France 24 et des magazines panafricains établis à Paris passer à la caisse de la présidence de la République ou chez une autorité politique du PCT au pouvoir.

Le moment viendra où je ferai fi du principe de l » attaque de la confraternité  » pour les livrer à la vindicte populaire.

Lorsque j’ai failli être mis dans cette sauce de (mouamba) à la congolaise, pendant que je dirigeais MNtv, la chaîne de télévision appartenant à Maurice Nguesso, l’aîné du Chef de l’Etat congolais, j’ai dû décliner l’offre à plusieurs reprises pour tenter d’y pratiquer du journalisme pur.

Certainement que mon côté anglo saxon a pesé, autrement dit j’aurais succombé à la tentation comme tout Adam (francophone?) Cela m’a valu l’agression et le viol en bande de ma soeur cadette.

Que ma compatriote Denise Epote joue ainsi à la cireuse de chaussures de « son » ami Sassou, à qui elle vient d’accorder une interview bien complaisante, alors que des populations civiles sont quotidiennement massacrées dans le Pool, des femmes y sont violées par des militaires de Sassou, des centaines de prisonniers politiques font l’objet d’un traitement inhumain et dégradant à la Maison d’arrêt de Brazzaville, cela me met du baume au cœur.

Denise Epote, de TV5 Afrique, se discrédite totalement au nom de sordides intérêts qui la lient au régime de Brazzaville.

Je sais qu’elle a, entre autres, comme amis Bruno Jean Richard Itoua, le « bokilo » de Grégoire Owona, le ministre d’Etat camerounais du Travail.

On ne peut pas confondre des relations familiales et affaires d’argent avec le noble métier de journaliste. Faut-il que ce soit toujours nos collègues Blancs qui viennent sauver la profession (de journaliste) sur nos propres terres?

Florence Morice vient de réaliser une série de reportages au Congo, qui ont été tant appréciés, au point d’exhumer la guerre du Pool que Brazzaville voulait bien gérer à huis clos.

Là comme si c’est une opération de communication tendant à aider SASSOU et les siens à répondre à ces reportages de Florence.

Brazzanews.fr par Elie Smith

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