Ce que le FMI réserve au Congo en 2018

 

Il n’y aura pas d’ordonnance des produits made in China pour guérir le grand malade qu’est le Congo. Les congolais vont donc devoir avaler la potion trop amère du FMI.

D’abord, la bourse des étudiants et étudiantes va disparaître. Ce sont plutôt les étudiants qui vont devoir payer leurs frais de scolarité à 50.000 fcfa par an à l’université Marien Ngouabi. Les salaires des agents civils et militaires devront subir une cure d’amaigrissement en même temps que les effets financiers seront bloqués.

En réduisant de moitié les salaires des fonctionnaires, Sassou va aussi s’en d’autres. Une autre mesure qui va faire mal sur le plan social est le relèvement du prix à la pompe du litre de carburant( gasoil et essence ). Reste que le Congo et le FMI s’accordent sur le pourcentage à appliquer.

Gare à l’inflation occasionnée par l’augmentation des produits pétroliers. Les ministres congolais, habitués à l’embourgeoisement illimité sans punition, avec 15 millions de salaire mensuel non imposable( sans compter les gratuités de logement, eau et électricité) devaient se contenter de 5 millions de salaire mensuel.

Tandis que les députés et sénateurs subiront les mêmes coupes sombres en gagnant désormais 1.500.000 fcfa contre 5 ou 6 auparavant.

Autre décision qui ne sera pas du goût des congolais, c’est l’imposition obligatoire des maisons habitables, à travers la taxe foncière. Les petits débrouillards, « pousse pousseur », mécaniciens, menuisiers, vendeurs et vendeuses de cacahuètes, laveurs de voitures…vont désormais payer un impôt dit forfaitaire.

Les journaux locaux ne sont pas en reste. Leurs menues recettes doivent aussi être imposables. Bref, des mesures qui donnent froid dans le dos, lorsque l’on sait que le congolais est un homme bon vivant, aimant prendre sa petite bière, en compagnie de son épouse ou de sa « makangu « ( maîtresse ), ayant le sens de l’humour et souvent bien habillé à la française.

Supporteront-ils les conséquences d’une crise financière, certes internationale, mais aggravée par la gabegie de Sassou lui-même, Denis Christel Sassou-Nguesso, Gilbert Ondongo, Jean Jacques Bouya et autres? Eux qui ont gardé l’argent volé au peuple congolais dans les paradis fiscaux?

En 2013, je disais, après analyse, que Sassou Nguesso va réussir son maintien au pouvoir contre vents et marrées . Et qu’en 2015, il va réussir son coup d’État constitutionnel et organiser une élection à l’issue de laquelle il va museler l’opposition. Nous y sommes. Mais qu’il sera balayé par un tsunami social causé par la crise économique.

Avec les mesures du FMI, Sassou, qui ne peut se débiner, fait son dernier baroud d’honneur. Car le congolais est prêt à se sacrifier pour tout, sauf pour perdre son honneur et sa dignité. À moins que Sassou fasse à nouveau insérer dans le circuit financier tout l’argent que les siens et lui-même ont volé au peuple congolais.

Chose difficile car ils craignent de perdre et l’argent volé et le pouvoir quelque temps après. Qui vivra verra! C’est le temps de Dieu! Celui des fétiches est passé. Même un grand sacrifice dans la famille du style Claudia,Kiki, Edgar, Antoinette ou Maurice Nguesso. ..ne changera pas la volonté de Dieu.

 

Photo de BrazzaNews.
Jean-Jacques Bouya et Gilbert Odongo
Photo de BrazzaNews.
Denis Christel Sassou-Nguesso
Brazzanews.fr par Elie -Smith

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Une Réponse to “Ce que le FMI réserve au Congo en 2018”

  1. Bouesso Says:

    Quelles mesures drastiques profilent à l’horizon du FMI pour le Congo ?

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