Congo-Diaspora: deuxième lettre ouverte de César Ganao à Moudileno Massengo

 

Deuxième lettre ouverte de Cesar GANAO à Maitre MOUDILENO Massengo Aloise, S/C de M. MASSENGO Tiassé son porte parole.

 

M. Aloïse MOUDILENO Massengo comme vous le savez désormais, je suis César GANAO fils aîné de David Charles GANAO et je suis aussi dépositaire de son œuvre. Ce que je sais et que j’avance, je ne peux que le savoir.

Pour répondre à vos arguments tirés d’une conversation autour d’une louche de caviar accompagné certainement de cet élixir aux bulles pétillantes, à Lausanne, Suisse, avec le Maréchal Président ne fait pas de vos allégations une certitude et certainement pas de vous un détenteur de vérité.

La conscience est un juge inflexible ; autant que la bouche ne doit s’ouvrir pour prononcer des paroles assassines qui se répandent comme un gros projectile, créant et suscitant la désolation et mieux, provoquant des déchirures béantes dans de nombreuses familles, pourquoi pas de l’émoi dans le pays tout entier.

Monsieur MOUDILENO, si j’ose croire votre porte parole le sieur MASSENGO Tiassé, tout ce bruit serait dû au fait que vous êtes à la quête du buzz internet. Vous n’en êtes pas arrivé à ce point quand même. Bref ! Je sais que votre séjour au sein du vaillant marxisme léninisme vous a formé en ces qualités. Vous avez hélas, manqué de faire le vrai buzz, lors de la ​Conférence Nationale Souveraine​, cet endroit tant indiqué pour faire ce déballage devant tous, favorisant et créant les conditions véritables et équitables d’un débat contradictoire devant la nation toute entière, surtout pendant cette période euphorique où les Congolais avaient cru bon de se parler autrement. Non, vous ne l’avez pas fait à ce moment précis mais par contre, vous avez choisi de le faire 45 ans, jour pour jour, après la mort du camarade Ange et de ses amis et 6 ans après la mort de celui que vous appeliez grand frère.

Il sied de vous rappeler qu’à cette époque, vous reveniez au pays, vêtu de la toge de grand opposant, après plusieurs années d’éloignement inhérent à votre escapade sans fioriture, en abandonnant, les hautes fonctions que vous assumiez en qualité de « Vice Président du Conseil d’État ». Cette situation inédite est demeurée à ce jour non élucidée. Elle constitue un contentieux qui lie et liera à jamais votre conscience avec le pays. Nous aurions souhaité en être édifiés. Bref ! La est un problème entre votre conscience et vous même.
Je suis confiant, d’être à bord du bon vaisseau qui va rétablir la mémoire de mon père dans l’ordre du temps car je me rends bien compte que votre conte de fée n’est plus sur pilotage automatique vu la légère modification qu’il vient de connaître. Malheureusement, cette version modifiée ne tient toujours pas, vu que le témoin n’est autre qu’un mort. Encore ces morts! Décidément Maître, avez vous quelque chose contre les morts ou alors c’est la mort que vous craignez? Je comprend votre soif de polir votre image après tant d’échecs mais n’oubliez jamais que c’est le​ Parti qui dirigeait l’État ​a cette époque​.

Maître Aloïse MOUDILENO Massengo, ne pas ouvrir votre bouche à la Conférence Nationale Souveraine, là où le maître mot était le sensationnel, l’évènementiel, est la plus grande erreur de votre parcours politique si parcours il y a. Vous auriez dû avoir les couilles de le faire à ce moment-là, en présence de tous et de la nation entière, dire votre part de vérité, mais hélas, comme à l’accoutumée, vous avez soigneusement choisi le

camp de la couardise, au travers du chuchotement dangereux que vous pratiquez de nos jours.
Quel héritage allez vous laisser aux générations nouvelles qui sont fatiguées de ces discours de haine et de discorde.

Et ces coups d’États, certains mal préparés selon vous et d’autres qui ont poussé certains de nombreux compatriotes à l’exil permanent, avec une petite parenthèse ratée. Vous ne vous êtes jamais remis de cet échec, alors que le vote était démocratique.
Monsieur MOUDILENO Massengo, voici mes questions pour vous:
● Pourquoi avoir attendu si longtemps pour parler ?
● Pouvez-vous nous dire dans quel domicile de GANAO ces assassinats ont eu lieu?
● Quelle était la doctrine du PCT à cette époque ?
● Citez moi un témoin ​vivant​ ​de votre récit ?
Maître MOUDILENO Massengo, l’absence de réponses a mes questions signifierait tout simplement que votre propos était léger et ne méritait pas que l’on s’y attarde.
Dans l’espoir d’avoir des réponses à mes questions, recevez mes salutations déférentes.

César GANAO , Fils aîné du patriarche D.C GANAO.

Notes:
● Directeur du département de la tutelle et des territoires non autonomes des Nations Unies à New York de septembre 1971 à janvier 1972 puis, Directeur du programme des Nations Unies pour le développement en sigle PNUD à Ouagadougou, Haute-Volta (actuel Burkina Faso).

Photo de BrazzaNews.
César GANAO
Avec Brazzanews.fr

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