Ouganda: deux morts lors de la découverte par la police d’un « centre de radicalisation »

Kampala – La police ougandaise a abattu deux hommes, en a arrêté plusieurs dizaines et a libéré une centaine de femmes et d’enfants semblant venir de plusieurs pays africains lors de la découverte d’un « centre de radicalisation » dans une mosquée de Kampala, ont annoncé samedi des responsables de la sécurité.

Les policiers sont tombés par hasard sur ce centre vendredi en poursuivant un individu soupçonné d’être impliqué dans un enlèvement et un meurtre commis cette année, jusque dans la mosquée Usafi, située dans un quartier pauvre de Kampala.

Une fusillade a éclaté au cours de laquelle deux hommes ont été tués, 36 arrêtés, accusés d’avoir stocké des armes, et un policier a été blessé, a indiqué la police. Dix-huit femmes et 94 enfants étaient retenus à l’intérieur de la mosquée, selon la police.

« Un certain nombre d’enfants et de femmes, sans doute enlevés ou retenus en otages, ont été sauvés », a déclaré un porte-parole de la police, Emilian Kayima, au cours d’une conférence de presse.

« Deux des preneurs d’otages ont été abattus après avoir violemment attaqué et grièvement blessé l’un des agents de sécurité », a-t-il précisé.

L’homme que la police a pourchassé dans la mosquée a été arrêté et placé en détention.

Les liens éventuels entre ce suspect et ceux qui se trouvaient dans la mosquée continuent à faire l’objet d’investigations.

Selon un membre du conseil municipal, Hassan Kiberu, le dirigeant de la mosquée a été arrêté il y a un mois, après des plaintes de voisins qui le soupçonnaient de diffuser des messages extrémistes. « Je pense qu’ils formaient les enfants à quelque chose », a-t-il dit sans autre précision.

Selon la police, qui a bouclé les lieux, les hommes arrêtés vendredi en possession de 23 machettes, 60 balles, d’un arc et d’une flèche, sont soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement et la détention illégale de femmes et d’enfants originaires de divers pays d’Afrique de l’Est.

En février, le corps d’une femme appartenant à une influente famille ougandaise, Susan Magara, avait été trouvé trois semaines après son enlèvement et une série de demandes de rançon.

Le crime avait choqué le pays et le président Yoweri Museveni avait confié la direction de l’enquête aux agences de renseignement.

Les forces de sécurité pensent qu’un des principaux suspects, qu’il surveillaient vendredi, s’est rendu compte qu’il était suivi et s’est réfugié dans la mosquée.

Les policiers ont poursuivi le suspect dans la mosquée et la découverte des armes, des femmes et des enfants n’était « ni planifiée ni intentionnelle », a assuré le ministre de l’Intérieur, Jeje Odong. « Si le suspect n’avait pas pénétré dans la mosquée, nous n’aurions eu aucune raison d’y entrer ».

Selon le ministre, les enfants « paraissaient effrayés et traumatisés » et semblaient provenir du Burundi, du Rwanda, du Kenya et d’Ouganda.

Romandie.com avec(©AFP / 28 avril 2018 18h07)                                            

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