Suisse: Démission de deux ministres en moins d’une semaine

Genève – Après l’annonce du départ en début de semaine du ministre suisse de l’Economie, la ministre en charge du Transport et de l’Energie a annoncé jeudi sa démission, mettant fin à un suspense qui durait depuis 2017.

Doris Leuthard, qui est la doyenne du gouvernement après y avoir passé 12 années, mais n’a que 55 ans, avait indiqué l’an dernier qu’elle partirait d’ici la fin de la législature fin 2019.

« Le temps est venu de faire place à des forces neuves », a indiqué cette ministre respectée par l’ensemble des partis, dans sa lettre de démission.

Avec son départ, le gouvernement suisse ne compte plus qu’une seule femme.

L’annonce de la démocrate-chrétienne (centre, PDC), intervient après celle du ministre de l’Economie, Johann Schneider-Ammann, 66 ans. Le libéral-radical (droite, PLR), qui a annoncé sa décision mardi, partira lui aussi à la fin de l’année.

Il souhaite passer plus de temps en famille et « être un grand-père actif », a-t-il indiqué aux médias suisses lors d’une conférence de presse.

Son départ n’a guère surpris les médias suisses qui se moquaient régulièrement du ministre, l’accusant de s’assoupir régulièrement en public.

« En conférence de presse, en séance, en interview, des silences de plusieurs longues secondes – yeux mi-clos – suivent ses prises de parole. Avant qu’il ne surgisse soudainement de sa torpeur pour achever ses réponses », écrivait ainsi le journal Le Temps à la mi-septembre.

Le ministre a d’ailleurs fait allusion à ces critiques, non sans humour, à l’occasion de sa conférence de presse.

« Vous voyez là, je suis réveillé. Et si je ferme les yeux dans certaines réunions, c’est pour mieux me concentrer sur le contenu de ce qui est dit. Il m’arrive certes d’être fatigué. Mais c’est parce que je travaille et je voyage beaucoup. Ce qui implique des jet-lags », a-t-il dit, selon le quotidien La Tribune de Genève qui le qualifie de « sous-doué en communication ».

Les pannes de communication du ministre et sa lenteur d’élocution ont fait le tour de la planète et des réseaux sociaux lorsqu’en 2016 à l’occasion de la Journée des malades, il expliquait avec une tête d’enterrement que « Rire, c’est bon pour la santé ».

La spécificité de la démocratie suisse est le multipartisme permettant aux principaux partis de se partager les sept portefeuilles ministériels du gouvernement.

Les principaux partis du pays sont représentés au gouvernement selon le système dit de la « formule magique ». Cette équation instaurée en 1959 (2 PS, 2 PLR, 2 PDC et 1 UDC), avait été modifiée en 2003 lorsque l’UDC (Union démocratique du centre, droite populiste), fort de 26,7% des voix au Parlement a obtenu un siège supplémentaire au Conseil fédéral au détriment du PDC.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2018 11h18)                                                        

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