France/ Affaire Sarah Halimi : la Cour de cassation répond à Emmanuel Macron

Chantal Arens et François Molins rappellent a minima que «l’indépendance de la justice est une condition du fonctionnement de la démocratie.» Le chef de l’Etat avait déclaré que le besoin d’un procès dans cette affaire était «là».

Emmanuel Macron participe à Yad Vashem à Jérusalem le 23 janvier 2020.
Emmanuel Macron participe à Yad Vashem à Jérusalem le 23 janvier 2020. REUTERS / Ronen Zvulun / Pool 

La polémique ne retombe pas. Lors de son déplacement en Israël, Emmanuel Macron avait souhaité jeudi 23 janvier un procès pour le meurtre de Sarah Halimi, dont le suspect a été déclaré pénalement irresponsable. Le chef de l’Etat a dit : «le besoin de procès est là (…) Un pourvoi en cassation a été formulé et constitue une voie possible» car «il faut que tout ce qu’un procès comporte de réparation puisse se tenir». «La justice française a reconnu le caractère antisémite de ce crime», ce que «personne ne peut remettre en cause», avait-il rappelé.

Ce lundi 27 janvier, la Cour de cassation lui répond dans un message a minima et trois jours après. Chantal Arens, première présidente et François Molins, procureur général près cette Cour «rappellent que l’indépendance de la justice, dont le Président de la République est le garant, est une condition essentielle du fonctionnement de la démocratie. Les magistrats de la Cour de cassation doivent pouvoir examiner en toute sérénité et en toute indépendance les pourvois dont ils sont saisis.»

La Cour ne pouvait pas moins faire.

Le 19 décembre, la cour d’appel de Paris a déclaré pénalement irresponsable Kobili Traoré, mis en examen pour le meurtre de cette sexagénaire juive en avril 2017, en estimant que ce consommateur de cannabis était alors en proie à une «bouffée délirante». Il ne pourra donc pas être jugé aux assises, selon la décision qui a provoqué la colère des parties civiles et de représentants de la communauté juive. La chambre de l’instruction a tranché entre les expertises psychiatriques contradictoires du dossier et conclu à l’abolition du discernement de Kobili Traoré au moment des faits.

Par Le Figaro.fr

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