Coronavirus : la Côte d’Ivoire et le Burkina ferment leurs frontières

 

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont annoncé tous deux vendredi soir la fermeture de leurs frontières pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. «Après évaluation de la pandémie» et pour lutter «contre la propagation de la maladie», «le gouvernement a décidé de la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes à tout trafic de personnes», à partir de dimanche à minuit, selon un communiqué signé des ministres ivoiriens de la Défense et de la Sécurité. Le trafic de marchandises reste autorisé, et «des couloirs humanitaires ainsi que de sécurité seront ouverts pour faire face aux besoins spécifiques de gestion de la pandémie», est-il précisé.

Pays de 26 millions d’habitants, la Côte d’Ivoire, qui avait déjà ordonné lundi la fermeture de tous les établissements scolaires et suspendu tous les événements sportifs et culturels, compte 14 cas confirmés de coronavirus (dont un guéri), selon le dernier bilan officiel publié ce vendredi. Les responsables religieux musulmans et chrétiens ont aussi annoncé la suspension des cultes.

Au Burkina Faso, pays qui a enregistré mercredi le premier décès lié au coronavirus en Afrique subsaharienne, c’est le président Roch Kaboré qui a annoncé dans une déclaration télévisée la fermeture des frontières terrestres et aériennes et l’instauration d’un couvre-feu à compter du 21 mars. «Nous devons tout mettre en oeuvre (…) pour interrompre la chaîne de transmission communautaire du Covid-19», a déclaré le président Kaboré, alors que 40 cas de coronavirus ont été détectés dans ce pays sahélien enclavé de 20 millions d’habitants.

Le couvre-feu sera en vigueur de 19 heures à 05 heures du matin, a-t-il précisé. Les aéroports de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, seront fermés sauf pour les vols intérieurs, les vols militaires et le fret. Soulignant les limites des structures de santé nationales, et appelant à «une mobilisation exceptionnelle et patriotique», le président a annoncé aussi la «suspension immédiate» des opérations d’enrôlement biométrique (saisie, stockage et traitement des données biométriques) en vue des élections couplées – présidentielle et législatives – de novembre 2020 et des opérations spéciales de délivrance de cartes nationales d’identité burkinabè.

Le 14 mars, les autorités burkinabé avaient décidé la fermeture des écoles, après avoir interdit trois jours plus tôt les manifestations et les rassemblements publics et privés. Le Burkina a enregistré sept nouveaux cas vendredi, dont trois membres du gouvernement, les ministres de l’Éducation, de l’Intérieur et des Affaires étrangères.

Par Le Figaro avec AFP

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