Le gouvernement du Québec a présenté son bilan quotidien, dimanche : on recense désormais 18 357 personnes contaminées et 877 morts, soit une hausse supplémentaire de 836 cas, et 72 décès en 24 heures.

Selon les chiffres de l’Institut national de santé publique, 1102  personnes sont hospitalisées, dont 183 aux soins intensifs, soit une diminution de 10.

À ce jour, 3315 Québécois sont rétablis tandis que 2905 personnes sont sous investigation.

Pour la première fois depuis le début de la crise, aucun point de presse n’a pas été tenu par la province en fin de semaine. Le gouvernement a décidé de s’en tenir dorénavant à des points de presse quotidiens, du lundi au vendredi.

Le nombre de décès liés à la COVID-19 est toujours en hausse dans les CHSLD, mais les efforts des Québécois commencent à porter fruit, selon les experts.

Ce que ça veut dire, c’est qu’on a l’air d’avoir contrôlé la transmission communautaire de cas, selon la Dre Caroline Quach, microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine.

A-t-on atteint le pic de l’épidémie?

Infectiologue au Centre hospitalier de l’Université de Montréal, la Dre Cécile Tremblay croit que le Québec se trouve en situation de plateau. « En fait, quand on voulait “aplatir la courbe”, c’est ce que l’on voulait : arriver dans une phase où le sommet ne serait pas nécessairement un pic extrêmement élevé, mais plutôt quelque chose de stable pendant plusieurs jours et on en est là », a-t-elle indiqué en entrevue à l’émission Les faits d’abord.

«Je ne dis pas qu’on a dépassé le sommet», indique néanmoins la Dre Tremblay.

Les chiffres des derniers jours ne montrent pas une décroissance marquée du taux de nouvelles infections ou de nouvelles hospitalisations, selon elle. C’est le nombre d’hospitalisations qui est plus souvent utilisé pour évaluer l’évolution de la situation puisque, avec le nombre de cas, la façon de faire le dépistage peut influencer le nombre de cas confirmés.

La Dre Tremblay note par ailleurs que les taux de mortalité sont toujours en retard sur la pandémie : les gens qui meurent ont attrapé le virus souvent 14 jours, voire trois semaines avant. Ils indiquent donc ce qui se passait il y a deux ou trois semaines.

Le Québec n’aurait donc pas dépassé le sommet, puisqu’on ne voit pas de décroissance évidente. On ne sait pas non plus combien de temps le plateau va perdurer. Ce virus étant mal connu, il est bien difficile de pouvoir faire des prévisions précises.

«On peut prédire l’évolution de la contagion du coronavirus en observant sa courbe de progression et les cas déclarés. Lorsque le plateau passe et que les cas commencent à diminuer, on peut estimer que sa progression est à la baisse», indiquait la Dre Quach déjà en février, alors que l’épidémie se propageait à l’extérieur de la Chine.

Avec CBC/Radio-Canada