Depuis que les Chinois ont envahi le Congo, ils ont aussi eu le temps de mieux comprendre les Congolais. S’adaptant facilement au mode de vie local, les asiatiques ne ratent aucune occasion de profiter des carences des autochtones. De nos jours, ce sont eux qui fournissent en « makouala » Pointe-Noire. La consommation de la viande de chat ayant pris des proportions ascendantes, Wang Xiu, un ressortissant chinois vient de se lancer dans l’élevage de ce félin à Mengo dans l’espoir de devenir un grand fournisseur. Il dispose dans l’actualité de 2000 têtes.

Conscient de la paresse des Congolais, Wang Xiu, un ressortissant chinois installé au Congo depuis une dizaine d’années, a pris le taureau par les cornes en se lançant dans l’élevage des chats. Les Béembés qui ont vulgarisé la consommation de la viande de ce félin ne sont jamais souciés de cet aspect qui consiste à assurer la présence de cette viande sur le marché.

De plus en plus à Pointe-Noire, on remarque la rareté de ce félin. Pour s’approvisionner, certains restaurateurs ont recours aux jeunes de toute ethnie qui parcourent la ville pour capturer les chats domestiques, créant ainsi des tensions entre voisins.

Ayant le sens élevé des affaires, le Chinois Wang Xiu a décidé de devenir le numéro un du chat à Pointe-Noire. Pour ce faire, il a acquis un terrain à Mengo à la sortie de Pointe-Noire, où il fait l’élevage du félin.

C’est dans les villages du Kouilou et du Niari que le Chinois a acheté quelques têtes, qui aujourd’hui se reproduisent en captivité dans sa ferme de Mengo. Wang Xiu compte à ce jour de plus de 2000 têtes et attend d’en avoir 3000 pour commencer la commercialisation.

Pour faire face à des voleurs , il a lâché dans sa ferme une dizaine de chiens méchants pour la sécurité de ses 2000 chats.

A Voungou, un quartier majoritairement habité par les ressortissants du Grand Niari, plusieurs restaurants proposent dans leur menu de la viande de chat. On peut constater aussi les consommateurs issus des toutes les ethnies du Congo. «  Le chat n’est plus seulement une affaire des Beembés à l’instar du Ngul Mu Mako » commente Madame Mapembé, une restauratrice de Voungou

Avec Sacer-infos par Stany Franck