Présidentielle 2021 : la concertation politique de Madingou consolide la démocratie congolaise

Le vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique et du Travail, Firmin Ayessa, a présidé, le 25 novembre à Madingou, chef-lieu du département de la Bouenza, la cérémonie d’ouverture  de la concertation politique placée sur le thème : « Consolidons les acquis de la démocratie par les élections libres, transparentes et apaisées ».

Photo de famille des délégués à la concertation politique de Madingou

Dans son discours d’ouverture, le vice-Premier a appelé les participants à faire des scrutins des actes citoyens qui ne doivent pas faire déchainer des passions. « L’élection constitue un haut moment de débats d’idées, de discussions et d’expressions démocratiques libres. Elle ne doit pas être l’occasion de déchirement politique, de discorde du peuple, de désunion nationale et de violence civile », a-t-il indiqué.

C’est, a-t-il renchéri, l’enjeu essentiel de la présente concertation politique  qui doit être, selon lui, l’expression forte de la volonté partagée des Congolais. Cette volonté exige, a-t-il poursuivi, d’échanger et de communiquer librement, de discuter et de débattre sans passion, en ayant pour seul point de mire : l’intérêt commun.

Par ailleurs, l’orateur a rappelé aux participants l’intérêt des précédentes concertations qui ont balisé la voie aux  différents scrutins et posé les bases de la consolidation de la démocratie. Pour l’orateur, cette tradition de dialogue consistant à organiser à la veille de chaque consultation électorale politique une table ronde, bien que l’élection elle-même soit encadrée par la loi, devrait unir les acteurs politiques et ceux de la société civile dans le but de faire le point des recommandations antérieures et envisager des perspectives nouvelles.

En outre, le vice-Premier ministre a déclaré que sans le dialogue il n’y a pas de démocratie vivante et efficace. « Nous avons besoin de la concertation pour prévenir les tensions et les conflits qui, inexorablement, conduisent au délitement de la société. Nous avons besoin du dialogue et de la concertation parce qu’ils sont les plus sûres garanties de paix et de l’unité ; parce qu’ils sont les moyens les plus efficaces de règlement des différends, de résolution des incompréhensions et des malentendus », a-t-il noté.

Une vue des participants dans la salle à l’ouverture des assises de Madingou, le 25 novembre 2020/ Adiac

Pour sa part, le préfet du département de la Bouenza, Jules Monkala Tchoumou, a félicité les pouvoirs publics pour avoir porté leur choix sur  Madingou d’abriter les présentes assises. Le département de la Bouenza, a-t-il dit, offre son hospitalité et sa disponibilité aux hôtes  qui y sont conviés. Il s’est réjoui de l’attention que le gouvernement a accordée ces cinq dernières années à Madingou en y organisant des cérémonies d’intérêt national.

De son côté, la maire de la ville de Madingou, Simone Bakoumina, à qui revenait la charge de parler au nom des populations de cette ville, a salué la libéralité des pouvoirs publics en  inscrivant  le chef-lieu du département de la Bouenza dans l’histoire politique  du Congo par l’organisation de cette concertation politique.

Prenant la parole à leur tour, les sages et notabilités du département de la Bouenza  ont sollicité,  à travers la voix de Samuel Mouandza,  la clémence des mânes et des anciens de la contrée afin que les travaux de la concertation se déroulent dans la tranquillité.

Notons que la presque totalité des acteurs politiques et de la société civile y sont représentés, précisément  plus de cent cinquante délégués, dont les plus en vue sont : Claudine Munari (Must) ; Guy Brice  Parfait Kolelas (UDH-Yuki) ;  Anné Biby (CNR de Ntumi) ; Elo Dacy (UPRN de Mathias Dzon) ; Benjamin Boukoulou (Ur) ; Joseph Kignoumbi Kia Mboungou  (La Chaine) ; Pascal Tsaty Mabiala (Upads) ; Joseph Kinfoussia et Prosper Dihoulou (UDR-Mwinda), etc.

La cérémonie a été rehaussée de la présence de quelques membres du gouvernement, notamment  Raymond Zéphirin Mboulou ;  Pierre Mabiala ; Anatole Collinet Makosso, Charles Gamfouomo et Antoine Nicéphore Fylla Saint-Eudes.

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

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