Nouvelle-Calédonie: Chute du gouvernement collégial après la démission des indépendantistes

NOUVELLE-CALÉDONIE: CHUTE DU GOUVERNEMENT COLLÉGIAL APRÈS LA DÉMISSION DES INDÉPENDANTISTES

© Reuters/Reuters Staff 

SYDNEY (Reuters) – Le gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie est tombé mardi après la démission des représentants indépendantistes au sein de l’exécutif qui ont dénoncé la persistance des problèmes économiques et le processus de vente d’une usine de nickel.

Le territoire français, constitué d’une dizaine d’îles dans le Pacifique du Sud, a été confronté à une flambée de violences en décembre en raison de ce processus de vente, qui prévoit la cession de l’usine de nickel du groupe brésilien Vale à un consortium calédonien et international, dans lequel figure le négociant suisse Trafigura.

Selon les indépendantistes du Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), qui disposaient de cinq postes au sein du gouvernement sur onze, le processus de vente « fait primer les intérêts des multinationales sans considération des aspirations des populations locales ».

La Nouvelle-Calédonie est le quatrième plus gros producteur de nickel au monde, derrière l’Indonésie, les Philippines et la Russie. Le nickel est au coeur des enjeux politiques dans l’archipel où un référendum sur l’indépendance a vu la victoire du « non » l’emporter en octobre dernier.

Un premier référendum organisé en 2018 avait déjà marqué la défaite des partisans de l’indépendance.

La Nouvelle-Calédonie dispose d’une autonomie importante mais dépend largement de la France en ce qui concerne des sujets comme l’éducation et la défense.

L’accord de Nouméa conclu en 1998 permet la tenue d’un troisième référendum sur l’indépendance d’ici à 2022, à condition qu’un tiers des 54 membres du Congrès local se prononce en ce sens.

Les membres du FLNKS démissionnaires du gouvernement ont aussi dénoncé une « crise de confiance » et l’incapacité du gouvernement à fonctionner afin d’organiser ce nouveau référendum.

Leur démission marque la fin du gouvernement multipartite du président Thierry Santa au pouvoir depuis 18 mois. Un nouveau gouvernement devra être élu dans un délai de quinze jours par le Congrès.

L’Avenir en confiance (AEC), coalition des principaux partis non indépendantistes dont est issu le président du gouvernement, a fustigé la décision des indépendantistes, qui provoque selon eux une crise politique en pleine pandémie de coronavirus et sur fond de tensions économiques et sociales déjà très vives.

Avec Reuters par (Jonathan Barrett; Blandine Hénault pour la version français, édité par Jean-Michel Bélot)

Étiquettes : , ,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :