Congo/Centenaire de l’église kimbanguiste : la fanfare de Brazzaville organise une soirée culturelle

6 avril 1921- 6 avril 2021, l’église kimbanguiste totalise ses cent ans d’existence. Prélude à cet évènement, la fanfare kimbanguiste a organisé le 5 février une soirée culturelle au centre d’accueil de Brazzaville.

Photo 1 : L’une des chorales de l’église kimbanguiste lors du lancement des festivités du centenaire (crédit

L’animation culturelle a débuté par le chant d’ensemble « Nsilu’a Nzambi », suivi du mot de circonstance de Raymond Menga Poaty, Dr en histoire, enseignant à l’université Marien Ngouabi notamment à la faculté des lettres, arts et sciences humaines, qui a fait un bref aperçu historique de l’église de Jésus Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu (EJCSK).

Cette commémoration, dit-il, n’a rien d’offensant. C’est un moment d’intense communion fraternelle. Cette soirée constitue une impulsion du centenaire de cette église au Congo-Brazzaville. Centenaire qui les permet de revisiter l’histoire précoloniale, coloniale et post-coloniale de l’église.

Pour Raymond Menga Poaty, le message de Simon Kimbangu tenu à Mbanza Nsanda le 10 septembre illustre bien le substrat de toute sa philosophie. Pour y arriver pousruit-il, il a fallu passer par : la naissance de Simon Kimbangu (12 septembre 1887, le début du ministère de Simon Kimbangu (6 avril 1921), la renaissance officielle de l’église (24 décembre 1959), l’universalisation de l’église (1969 : admission au Conseil œcuménique des églises au niveau mondial ; 1974, admission à la conférence de toutes les églises d’Afrique), la réhabilitation politique de Simon Kimbangu (12 septembre 1991), …

Les kimbanguistes, a signifié Raymond Menga Poaty, vont célébrer le centenaire dans la paix, la concorde et l’amour du prochain et surtout dans la trilogie : l’amour, le commandement et le travail.

Ouvrant les festivités, le président délégué par intérim du collège exécutif national, Michel Nzondo, est revenu sur la date du 6 avril 1921 à Kamba où commence la rédemption de l’homme noir par le prophète Simon Kimbangu. Les paralytiques ont marché, les aveugles ont vu, les muets ont parlé et les morts ont été ressuscités, mais personne n’a voulu croire en ce mouvement naissant, dit-il. Déportation, assassinats, violences en tout genre, tel est le quotidien des kimbanguistes de la première heure, soit cent cinquante mille martyrs.

Plusieurs réalisations en cent ans

Photo/ADIAC) Photo 2 : La parade démonstrative du MSSK (crédit photo/ADIAC)

Pour Michel Nzondo, les prophéties du 10 septembre 1921 se sont accomplies en partie. L’homme noir deviendra blanc et vice versa. Aujourd’hui, l’Afrique noire est indépendante depuis plus de soixante ans. L’église kimbanguiste avec plus de sept millions de fidèles est présente sur les cinq continents. « Nous avons, en cent ans, construit des lieux de culte, des écoles, des universités, des hôpitaux, des unités de production. Cela veut dire que la civilisation kimbangu est en marche. Le mouvement kimbanguiste est présent au Congo-Brazzaville dès le mois d’avril 1921. C’est seulement le 2 septembre 1962 qu’est érigé le premier collège au Congo-Brazzaville dirigé par le patriarche Samuel Matouba », a-t-il précisé.

Avant d’ajouter : « 6 avril 1921- 6 avril 2021, cent ans déjà, mais ce n’est que le commencement. Béni papa Simon Kimbangu Kiangani qui nous mène dans l’accomplissement de toutes les prophéties. Au nom de sa divinité papa Simon Kimbangu Kiangani, représentant légal et chef spirituel, je déclare ouvertes les festivités du centenaire de l’église kimbanguiste en République du Congo. »

Notons que le premier collège dirigeant de l’église kimbanguiste en République du Congo a été mis en place par le chef spirituel, son éminence Joseph Diangienda le 2 septembre 1962. Il se composait comme suit : Samuel Matuba, représentant légal ; David Mfouka, représentant légal premier suppléant ; Paul Obambi, représentant légal premier suppléant à titre honorifique (avec résidence à Kounzoulou) ; David Nsomi, représentant légal premier suppléant ; Jean Bahonda, représentant légal deuxième suppléant ; Paul Samba, représentant légal premier suppléant ; Simon Mpoundza, président-inspecteur ; Jean Ekema, président-inspecteur ; Paul Mampouya, président-inspecteur (avec résidence à Kimpanzou) ; Edouard Ntoto, secrétaire général.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

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