Présidence de la CAF : Ahmad Ahmad, suspendu pour deux ans par le TAS, définitivement hors course

Ahmad Ahmad, avant une conférence de presse au Stade international du Caire, en Égypte, le 20 juin 2019.

C’était l’appel de la dernière chance. La décision du Tribunal administratif du sport, si elle réduit la sanction prononcée initialement à l’encontre du désormais ex-président de la Confédération africaine de football (CAF), empêche Ahmad Ahmad de briguer un second mandat à la tête de l’instance.

Le 8 mars, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a suspendu pour deux ans Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF), suspension assortie d’une amende de 50 000 Francs suisses (45 000 euros). Il est reconnu coupable d’« acceptation et distribution de cadeaux et autres avantages » et d’« abus de pouvoir » (articles 20 et 25 du code déontologique de la Fifa) ainsi que de « détournement de fonds » – (article 28 du code d’éthique de la Fifa).

Ahmad Ahmad avait fait appel devant le TAS de la décision de la commission d’éthique du 19 novembre dernier qui l’avait condamné à cinq ans de suspension de toute activité relative au football, nationale ou internationale, et l’avait condamné à 200 000 francs suisses (185 000 euros) d’amende. La justice interne de la Fifa estimait qu’il avait manqué à son devoir de loyauté, accordé des cadeaux et d’autres avantages, géré des fonds de manière inappropriée et abusé de sa fonction de président de la CAF.

« L’enquête sur le comportement de M. Ahmad au poste de président de la CAF entre 2017 et 2019 a porté sur diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l’organisation et le financement d’un pèlerinage à La Mecque, ses accointances avec l’entreprise d’équipement sportif Tactical Steel et d’autres activités », précisait alors la chambre de jugement de la Commission d’éthique.

La confirmation de cette suspension – bien que réduite de cinq à deux ans – l’empêche donc définitivement de briguer un second mandat à la tête de la CAF et ouvre la voie à une élection du milliardaire sud-africain Patrice Motsepe, derrière lequel se sont rangés tous les autres candidats.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueli

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