Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, devrait avoir mardi l’avis des experts qui recommanderont d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca aux moins de 55 ans.

Une fiole du vaccin AstraZeneca.

© Jens Schlueter/Getty Images Une fiole du vaccin AstraZeneca.

Les gouvernements de l’Ontario et de l’Alberta ont décidé de rendre le vaccin d’AstraZeneca disponible aux 40 ans et plus. Étant donné la hausse importante du nombre de cas dans ces provinces, les experts jugent que les bénéfices de la vaccination des personnes plus jeunes sont plus grands que les inconvénients.

Le Comité sur l’immunisation du Québec doit faire la même analyse.

«Le ministère nous a demandé la semaine dernière d’évaluer ça. On a notre rencontre demain après-midi. On devrait pouvoir donner la réponse à ce moment-là», affirme un des membres du Comité, médecin-épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec et professeur en épidémiologie à l’Université Laval, Gaston De Serres.

Les experts devront évaluer les coûts et les bénéfices de la vaccination des personnes de moins de 55 ans avec ce vaccin.

Les facteurs à prendre en compte sont nombreux. «Ça peut être de prévenir la maladie, mais c’est plutôt les issues graves comme être hospitalisé, être admis aux soins intensifs qui sont les problèmes les plus sérieux. Comme on parle d’un effet secondaire sérieux, on veut comparer avec des bénéfices qui sont vraiment très importants», a expliqué Gaston De Serres au micro de l’émission Première heure.

Données britanniques

Selon les données de la Grande-Bretagne, le risque de faire une thrombose cérébrale après avoir reçu une dose du vaccin d’AstraZeneca serait d’environ une personne sur 100 000, chez les 40 à 55 ans. Les femmes seraient aussi plus sujettes aux thromboses que les hommes.

Cela serait inférieur au risque de faire une thrombose cérébrale en prenant un anovulant.

Cependant, le problème, selon Gaston De Serres, c’est que les données des autres pays européens ne sont pas disponibles par groupes d’âge. Difficile, donc, de comparer les données de la Grande-Bretagne avec celles des autres pays.

«Un des problèmes qu’on a, c’est que les données européennes, ce qu’on n’a pas facilement, c’est combien de doses ont été données pour avoir ce nombre de problèmes là. Quel est le risque par 100 000 individus vaccinés? On a des données précises qui nous viennent [seulement] de Grande-Bretagne», précise-t-il.

Long terme?

L’autre inconnue, c’est l’effet de la COVID-19 à long terme.

«Parmi les gens qui ont fait la COVID, il y en a un pourcentage non négligeable qui traînent des symptômes pendant des mois. On ne connaît pas encore les conséquences à long terme de cette maladie», mentionne Gaston De Serres.

Le Comité sur l’immunisation du Québec devrait remettre ses recommandations en fin de journée mardi au ministère de la Santé, mais la décision d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca reviendra au ministre de la Santé, Christian Dubé.

 Avec Jean-François Nadeau

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