Forêt : la Banque mondiale octroie 41,8 millions de dollars au Congo

Le montant d’environ 22,8 milliards FCFA annoncé par la Banque mondiale, le 30 avril, est destiné à réduire les émissions dues à la déforestation et à augmenter la séquestration du carbone forestier.

L’accord de financement, qui s’inscrit dans le cadre du Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF), est un mécanisme mondial œuvrant pour la réduction des émissions causées par la dégradation forestière, la conservation des stocks de carbone forestier, la gestion durable des forêts et le renforcement des stocks de carbone forestier (REDD+).  

En effet, l’accord de paiement des réductions d’émissions, encore appelé ERPA, signé entre le gouvernement congolais et l’institution de Bretton Woods va récompenser les efforts visant à diminuer de 8,4 millions de tonnes d’émissions de carbone jusqu’en 2025, à travers l’ambitieux programme de réduction des émissions de la République du Congo. 

« Cet accord marque une étape importante vers un secteur forestier plus durable au Congo. Les paiements basés sur les résultats générés par l’ERPA inciteront les entreprises, les communautés et le gouvernement (…). Notre objectif commun est d’équilibrer les avantages économiques et environnementaux de cette précieuse ressource, maintenant et pour les générations à venir », a déclaré Abdoulaye Seck, le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Congo.

Il faut souligner que le programme de réduction des émissions du Congo sera l’un des premiers en Afrique à tester le système REDD+ à grande échelle. Il sera expérimenté dans les départements de la Sangha et de la Likouala, dans une localité couvrant plus de 12 millions d’hectares de terres et représentant près de 60 % des forêts du pays.

Ce programme va travailler avec les entreprises impliquées dans l’exploitation forestière, la production d’huile de palme et l’exploitation minière, sur des activités de réduction des émissions, telles que l’adoption de techniques d’exploitation forestière à impact réduit et l’identification et l’évitement de la conversion de forêts à haute valeur de conservation.   

Enfin, le programme comprend un plan de partage des bénéfices inclusif, élaboré par le biais de consultations approfondies des parties prenantes au niveau national et local, afin de garantir que les membres de la communauté et les partenaires locaux soient récompensés pour leur rôle dans la réduction des émissions.

Les cibles sont principalement les populations autochtones et les bénéficiaires locaux qui dépendent des forêts pour leur subsistance. Ils contribueront à la réduction des émissions de carbone et à l’augmentation de leurs propres revenus par le biais des activités agricoles durables et de liens avec les marchés, notamment la production de cacao par les petits exploitants, les systèmes agroforestiers de subsistance et les programmes de plantations satellites.

Avec Adiac-Congo par Fiacre Kombo

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