Canada-Chirurgies en retard : Québec se donne deux ans pour revenir au niveau prépandémique

Le gouvernement Legault s’est fixé comme objectif de réduire la liste d’attente pour des chirurgies à 100 000 patients d’ici mars 2023.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

Avant la pandémie, cette liste comptait 125 000 noms, mais elle s’est accrue depuis le début de la pandémie de COVID-19, qui a monopolisé le personnel médical et hospitalier du réseau de la santé. Au plus fort de la crise, 50 % des interventions étaient repoussées. En tout, 30 000 chirurgies ont dû être ajournées.

Québec estime qu’à l’heure actuelle, 145 000 patients sont en attente d’une chirurgie. Et le gouvernement Legault s’attend à ce que la liste continue de s’allonger dans les prochains mois, notamment parce que plusieurs consultations prévues dans les derniers mois ont été reportées, encore une fois en raison du coronavirus.

Cette liste invisible» devrait donc faire en sorte que le nombre de patients en attente d’une chirurgie grimpe à 150 000 d’ici le mois d’octobre.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a expliqué en conférence de presse jeudi après-midi vouloir stabiliser» cette liste d’attente d’ici la fin de l’année en cours. Il faudra attendre à 2022 avant de la voir être réduite, a-t-il prévenu.

Pour réduire les listes d’attente, le gouvernement Legault souhaite que le nombre de chirurgies réalisées chaque mois passe de 26 000 présentement à 40 000 en mars 2023. Ce chiffre était de 34 000 avant la pandémie.

Et puis il faudra aussi réduire les délais. Avant que la COVID-19 s’abatte sur le Québec, la liste de patients en attente d’une chirurgie depuis plus d’un an comptait 4000 noms. Elle en compte maintenant 19 000.

L’objectif ultime, qui était déjà celui du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) avant la pandémie, sera de réaliser toutes les chirurgies en moins de six mois.

Présente aux côtés du ministre Dubé, mercredi, la sous-ministre adjointe à la Direction générale des affaires universitaires, médicales, infirmières et pharmaceutiques du MSSS, la Dre Lucie Opatrny, a estimé qu’il était réaliste de penser que cette cible pourrait être atteindre en mars 2024.

Pour remplir tous ces objectifs, les cliniques privées continueront d’être mises à contribution, a-t-elle aussi confirmé. Le gouvernement a déjà conclu des ententes avec 25 partenaires externes pour désengorger le secteur public. La plupart d’entre elles sont d’une durée de deux ans, a précisé la Dre Opatrny.

Par Jérôme Labbé avec Radio-Canada

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